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Pourquoi Isabelle Courville, ancienne dirigeante de Bell Canada devenue présidente de la division Transport d’Hydro-Québec est-elle si pressée de vous installer un de ses 3,8 millions de compteurs intelligents?
Qu’est-ce qui presse?
Nos compteurs actuels ont à peine 15 ans sur une durée promise de 25 ans et pourtant, elle et ses complices veulent endetter les générations futures pour installer de coûteux joujoux, des Landis Gyr Focus AXR-SD, sur toutes les emprises électriques résidentielles du Québec. Méchante folie furieuse!
C’est comme si Mme Courville avait un agenda et qu’elle ne nous en parlait pas.
Alors, quel est le sale petit secret que Mme Courville nous cache?
Selon de nombreux observateurs, il pourrait s’agir du fait que les « compteurs intelligents » choisis par Hydro-Québec ne PEUVENT PAS comptabiliser de valeur négative ce qui neutralisera, dans les faits, les efforts des citoyens qui voudraient vendre leur excès d’énergie verte et renouvelable, à la société d’État. Wow! C’est clair que Mme Courville ne le criera pas sur les toits!

Imaginez, grâce à ses compteurs intelligents, Hydro-Québec pourra refuser d’acheter l’électricité —produite en trop par ses clients— sous prétexte que ses nouveaux compteurs ne peuvent pas comptabiliser cet apport au réseau. Double boni: pas de redevances à payer et de l’électricité gratuite, introduite dans le réseau.
Vu la montée en force des panneaux solaires, des éoliennes, des usages domestiques de l’hydrogène et bien sûr, de la géothermie, Hydro-Québec a pris les moyens de combattre ces énergies concurrentes en neutralisant, à la source, toute chance qu’elles puissent, un jour, devenir une source de revenu pour ses citoyens.
Hydro-Québec aura beau dire qu’elle n’agit pas comme une mafia, l’obsession d’Isabelle Courville pour SES compteurs intelligents suscite à la fois l’indignation et la colère. Pour qui se prend-t-elle de venir nous EMPÊCHER de développer notre énergie verte, au Québec?
Et que dire du choix du fournisseur!
Pas question de choisir une entreprise québécoise, ben non! C’est bien meilleur ailleurs, pas vrai, Mme Courville?
Isabelle Courville, dans son infinie sagesse (sic), a décidé de faire pleuvoir des milliards de dollars (provenant de l’endettement sur la tête de NOS enfants) sur une compagnie étrangère, soit Landis Gyr, au lieu d’une compagnie québécoise (en passant, Landis Gyr a été achetée par Toshiba « smart grid » en mai 2011). Bravo, Mme Courville. Vous brillez par votre bon jugement (sic et re-sic), encore une fois!
Sérieusement, à part jouer notre futur pour satisfaire un quelconque agenda obscur, Mme Courville NE SERT PAS l’intérêt des Québécois avec ses niaiseries de compteurs intelligents.
Et que dire des effets nocifs sur la santé de l’électrosmog supplémentaire qui sera causé par ces compteurs? Mme Courville serait-elle inconsciente au point d’alourdir les dégât liés à l’électrohypersensibilité, chez ses clients? Au fond, à en juger de son mutisme complet sur la chose, on peut deviner qu’elle s’en fout, complètement! Au diable la santé des Québécois — les compteurs intelligents s’en viennent!
Qu’est-ce que cette femme fait à la tête de l’importante division Transports d’Hydro-Québec si…
Les Québécois n’ont pas à se soucier des histoires d’employés renvoyés parce qu’il n’y aura plus de compteurs à compter pour s’indigner royalement de la venue prochaine d’un ras-de-marée de compteurs dits « intelligents » — en plus des raisons précédemment mentionnées, considérez les problèmes liés à la confidentialité et au respect de la vie privée.
Votre sécurité est sérieusement compromise, avec l’arrivée de ces compteurs. Pourquoi? Très simple…
Si vous faites encore partie des naïfs qui croient aux prétendus bénéfices des compteurs intelligents d’Hydro-Québec, c’est que vous avez écouté les sornettes d’Isabelle Courville depuis trop longtemps. Qu’importe l’agenda personnel de cette femme, elle n’est pas au service des Québécois ou encore, du meilleur intérêt des Québécois. Ce serait d’ailleurs intéressant de savoir ce qu’elle fait encore en poste après avoir prouvé, à maintes reprises, qu’elle n’a pas nos priorités à cÅ“ur.
Est-ce que Mme Courville a pensé à aider les Québécois qui veulent produire leur propre énergie? Non, rien de ce côté. Zéro. Même pas l’ombre d’un coup de pouce.
Est-ce que Mme Courville s’indigne du fait que ses coûteux bidules vont devoir être achetés en empruntant sur la tête de nos enfants, à Wall Street? Bien sûr que non! Son « fun », c’est de nous endetter pour des futilités qui vont nous asservir le plus totalement possible, au plan énergétique. Quel maître Mme Courville essaie-t-elle de servir en humiliant le peuple québécois, comme elle le fait?
Qu’importe ce que Mme Courville et ses complices en pensent, les Québécois doivent dire NON aux compteurs intelligents d’Hydro-Québec. Si on doit dépenser des milliards de dollars, il faudra ABSOLUMENT que ça se fasse au Québec. Qui plus est, les compteurs installés devront TOUS favoriser l’installation d’énergies vertes et renouvelables. C’est non-négociable!
Est-ce que Mme Courville entendra raison ou est-ce qu’elle fera à sa tête, comme à l’habitude?
Il ne faut pas trop fonder d’espoir sur cette ingénieure et avocate qui prouve, à chaque jour où elle collecte un immense salaire pour étaler sa relative incompétence et son manque de loyauté envers le peuple québécois, qu’elle ne mérite ni notre admiration, ni notre complicité… ni notre confiance.
Elle nous a joué dans le dos pendant qu’on était occupés à gagner notre vie. Et là , elle voudrait installer des compteurs intelligents pour nous contrôler encore davantage et nous enfermer dans un cul-de-sac technologique? La réponse des Québécois à Mme Courville: NON à vos compteurs intelligents et à vos dépenses sans fin pour les installer et les entretenir.
Au final, Hydro-Québec a PEUR de la capacité des Québécois à se prendre en main, au plan énergétique.
L’installation, à la hâte, des compteurs intelligents, vise à empêcher les Québécois de se libérer des frais de plus en plus d’Hydro-Québec, pour de l’électricité, à tous les mois.
Pour en savoir plus au sujet des compteurs intelligents d’Hydro-Québec, consultez le site de la Coalition québécoise de lutte contre la pollution électromagnétique et assurez-vous de signer la pétition, à l’Assemblée nationale, qui veut empêcher l’installation de ces compteurs sur nos maisons.
Il faut se poser la question: pourquoi les Libéraux de Jean Charest sont-ils si pressés de vendre notre patrimoine minier à des transnationales étrangères?
Certains observateurs, plus attentifs que ceux des grands médias, voient que le Plan Nord, dans sa mouture actuelle, est une formidable manne pour trois (3) grands groupes, soit…
Alors que ces trois groupes s’emplissent —présentement— les poches avec le Plan Nord, le peuple québécois, lui, va devoir toutes les factures que ces décaissements supposent. Et ne croyez pas que nous avons l’argent pour bâtir les routes pour que les minières étrangères se rendent jusqu’à nos mines, il s’agit, vous l’aurez deviné, d’un énième prêt sur le dos des générations à venir.
En clair, Jean Charest et ses Libéraux développent un « plan nord » aux frais de nos enfants.
Si vous voyez un enfant aujourd’hui, pensez au fait qu’il paiera TOUTE SA VIE pour que les ténors libéraux puissent faire bonne figure devant leurs « partenaires » de l’industrie de la construction et des firmes de génie-conseil… mais aussi devant les dirigeants des dizaines de transnationales étrangères qui se lèchent déjà les lèvres à l’idée de se gaver de milliards de dollars de profits annuels sans devoir payer UNE CENNE NOIRE de REDEVANCES au gouvernement du Québec.
Et oui, c’est la ruée vers l’or, le cuivre, le fer, le platine, les diamants, le gaz de schiste, l’uranium et bien sûr le pétrole et tout ça se passe dans notre cour arrière… et nous n’en profitons à peu près pas.
On a vu des chiffres circuler qui étaient bien en-deçà de 500 millions de « rentrées fiscales liées au Plan Nord » pour les cinq (5) prochaines ce qui, j’espère que vous l’aurez compris, est TOTALEMENT INACCEPTABLE vu la fortune pluri-milliardaire qui sommeille dans le sous-sol de NOTRE grand nord.
Les Libéraux gèrent tellement mal les profits potentiels que nous pourrions tirer des richesses du Nord qu’on pourrait se demander si toute l’opération n’est qu’une grosse vente de feu. Et oui, une vente où « tout doit partir » et tomber entre les mains de transnationales étrangères qui, comme XStrata Nickel qui s’en met PLEIN LES POCHES avec SA mine Raglan, dans NOTRE Nord québécois.
Si le Plan Nord n’est pas SÉRIEUSEMENT MODIFIÉ, on tirera un BILAN DÉSASTREUX de cette infamie économique, dans une décennie. En effet, les Québécois n’auront à peu près pas fait d’argent —et si on considère l’endettement qu’on a contracté, on en aura perdu… et on paiera encore très longtemps pour tout rembourser— alors que les transnationales étrangères auront empoché des CENTAINES DE MILLIARDS DE DOLLARS, tout ça, grâce à NOS ressources. Vous le comprenez, le problème?
Et on ne parle même pas des lendemains sombres sur les plans écologiques et sociaux, surtout dans les régions du Nord qui auront à faire face à des défis particuliers et exigeants. La croissance ultra-rapide suivie d’une stagnation, c’est une chose mais quand une région complète est esclave du cours d’un minerais, là , c’est particulièrement stressant. Le caprice d’un « trader » à Londres peut modifier la vie entière pour des travailleurs de la région d’où le minerais spéculé provient. Quand on cherche un exemple de mondialisation qui ne sert PAS nos intérêts, le Plan Nord en est un exemple patent.
En plus de nous faire rager sur le fait qu’on se fait beaucoup trop accueillant pour les transnationales étrangères, le gouvernement libéral de Jean Charest n’a RIEN PRÉVU pour éviter qu’elles ne se vautrent dans nos généreux crédits d’impôts. Soyez assurés que ces étrangers débarqueront ici avec la ferme intention de ne RIEN PAYER en impôts (ou en redevances) et qu’elle embaucheront autant de fiscalistes qu’elle le désirera pour maximiser chaque petite faille de notre Loi sur l’impôt. Le but des gestionnaires des transnationales étrangères est très clair: tout rafler et ramener des MILLIARDS DE DOLLARS dans LEUR pays.
Les patrons qui vont se faire plein de fric avec le Plan Nord de Jean Charest n’habitent pas au Québec. Oubliez l’idée qu’ils puissent « laisser leurs milliards ici pour en faire profiter NOTRE coin du monde » — sérieusement, oubliez ça.
Au fait, si vous avez lu l’article jusqu’ici, c’est que vous faites partie de la minorité de Québécois qui s’attarde aux réels enjeux entourant le développement minier du Nord du Québec (et du Sud, aussi, en passant). Si vous croyez qu’il y a moyen de faire mieux, partagez cet article dans vos réseaux sociaux pour éveiller d’autres consciences aux dangers de la formule actuelle du Plan Nord de Jean Charest.
Si nous ne nous aidons pas, qui le fera?
Tenez-vous-le pour dit, les transnationales étrangères ne sont pas ici pour nous aider, elles ne sont là que pour s’emplir les poches, à nos dépens et sur le dos de nos enfants. Aucun Québécois ne peut tolérer une telle vente de feu car une fois nos ressources épuisées, il ne nous restera plus rien, ou « les autres » seront passés, avant nous.
Chaque été, alors que l’école n’accueille plus les enfants, la majorité des parents québécois qui ont des enfants décident de confier ceux-ci à des camps.
Ces camps, opérés par les villes où des opérateurs privés, organisent des activités durant la journée ce qui permet aux enfants de se divertir, certes mais surtout —et par-dessus tout— aux parents de travailler.
Aucun de ces camps n’est gratuit, à part quelques exceptions ayant prévu des dérogations pour des raisons humanitaires.
Ainsi, les parents du Québec puisent dans leurs économies pour payer des tiers qui auront la charge de veiller au bien-être de leurs enfants durant l’été, dans des « camps de jour ». Voilà une situation que l’on ne retrouvait pas à l’époque des campagnes car il y a quelques décennies, les grands-parents s’occupaient des enfants pendant que les parents s’occupaient des affaires courantes, comme aller au champ ou opérer un commerce.
En 2010, la majorité de la population québécoise vit en ville.
Tout a changé mais est-ce un changement pour le mieux? Est-ce ça, le « progrès »? Des parents qui obéissent au doigt et à l’Å“il de la classe dirigeante pendant que les enfants sont confinés, de manière obligée, dans des camps?
Un enfant qui se rend au camp de jour permet à ses parents de « contribuer » à l’économie, via l’apport de la pleine mesure de son travail. Mais est-ce vraiment le modèle le plus sage, au plan social? À quoi nous sert de gagner plus d’argent si la plus-value monétaire obtenue sert de prétexte pour éloigner les membres des familles, les uns des autres? Sommes-nous sur Terre pour gagner plus d’argent ou pour veiller sur nos enfants? Un peu des deux, assurément mais si vous regardez autour de vous, vous constaterez que les enfants ne s’amusent plus dans vos rues, en journée car ils sont à peu près tous concentrés dans des… camps.
Ça devient presque surréaliste de voir les parents se dépêcher à aller porter leurs enfants, aussi tôt que possible, dans les camps de jour, pour se rendre au travail « à l’heure ». Qui gagne, dans ce « petit manège »? Les parents? Les enfants? Les employeurs? La société? Qui?
En plus de ces considérations passablement fondamentales, il faut se demander si nous ne sommes pas en train d’être domestiqués.
Oui, domestiqués.
Je m’explique.
Il fut une époque où ce qui comptait le plus, c’était la famille.
Aujourd’hui, ce qui compte le plus, c’est l’argent. Certains politiciens plus habiles avec les mots continuent à donner l’impression que la famille a de l’importance mais tout est fait, en société, pour briser les familles:
Et ainsi de suite…
Les tables des restaurants qui peinent à accueillir des familles de cinq (5) personnes et plus, la diminution des espaces verts (où les enfants peuvent jouer, en toute sécurité) dans les milieux urbains et combien d’autres exemples: au moment où la famille traverse une période noire (peinturée de « rose-fake », par les « grands médias »), est-ce que le fait d’aller confier nos enfants à des tiers —aussi gentils soient-ils— ne constitue pas une sorte de domestication?
Comme pour du bétail, des pénalités (plus ou moins directes) existent pour les parents qui résistent à l’appel des « camps de jour » à savoir qu’en gardant avec eux leurs enfants, ils sont nécessairement moins productifs que ceux qui n’en ont pas, à leur charge, durant « les heures normales d’affaires ». Moins d’argent, en 2010, c’est une « punition » extrêmement sévère. Ça signifie de devoir éventuellement recourir à l’endettement (souvent, via des cartes de crédit) et donc, ça pousse le parent —et toute sa famille— vers la pauvreté ou même, l’indigence.
Comme personne ne veut en arriver là , plusieurs parents se disent qu’il vaut mieux « payer pour placer » les enfants dans des « camps de jour » plutôt que de risquer de voir le ménage sombrer, au plan financier… avec toutes les conséquences que ça suppose.
Ainsi, pour la plupart des Québécois, c’est…
Et vogue la galère.
Tout le monde dans son coin.
Isolés les uns des autres, on peut se demander comment on peut encore prétendre défendre un tissu social fort mais comme toute cette introduction graduelle de la logique des « camps » dans notre société a lieu sous le couvert favorable de la « solidarité sociale », ce serait difficile de s’en plaindre, non?
Au fond, nous payons pour que cette société de « camps », pour les uns et pour les autres, puisse s’établir et croître.
N’y aurait-il pas une autre façon de penser notre société où les parents pourraient —au moins— passer une saison par année, disons l’été, avec leurs enfants (ou très près d’eux, même durant le jour)?
Est-ce que la société québécoise s’avoue incapable de s’occuper de ses enfants dans un contexte authentiquement familial? Est-ce qu’il faut vraiment en arriver à … des « camps »?
Soyons réalistes.
Il y a de bonnes personnes partout autour de nous. Des adolescents qui font un travail génial dans les camps de jour et des enfants qui s’y amusent vraiment. Tout n’est pas noir mais il faut se poser la question sur la pertinence de la généralisation de ces « camps » parce que ce n’est pas rose, non-plus.
Le matin, le midi comme le soir, il y a des milliers d’enfants, parfois aussi jeunes que 5 ans, qui pleurent le fait que leurs parents ne sont pas là pour eux… qu’ils sont « au travail ». Ces enfants se demandent, à juste titre, pourquoi l’argent vaut plus, aux yeux de leurs parents, que le simple fait de passer du temps « de qualité », le jour, avec eux.
C’est très valable, comme question?
Sauriez-vous —vraiment— quoi répondre?
En tant que société, il faut prendre un moment pour se poser des questions parce que les parents veulent ce qu’il y a de mieux pour les enfants mais là , si les camps ne reflètent pas notre vision des choses, à qui ce cirque (qui a lieu jusqu’à 7 jours par semaine) profite-t-il?
Sérieusement, chers Amis, si vous avez déjà eu le cÅ“ur en morceaux en laissant vos enfants, le matin, dans des « camps de jour », vous savez qu’il existe une situation qui ne fonctionne peut-être pas à votre avantage, ni à celui de vos enfants mais bien pour quelqu’un d’autre, quelqu’un qui a avantage à vous garder dans un état émotionnel plus fragile qui facilite la domestication parce qu’après tout, aux yeux des riches et des puissants, si vous êtes prêts à payer pour vous débarrasser de vos enfants pour « gagner » un poignée de billets verts, vous êtes diablement plus faciles à manipuler que vous n’aimeriez le laisser croire.
Enfin bref, la vérité se trouve probablement à mi-chemin entre ce qui se fait de mieux dans ces « camps de jour » et les plus beaux segments de votre fibre morale mais en vous posant déjà la question sur la dynamique des camps, vous saurez peut-être mieux trouver les mots pour expliquer à vos enfants pourquoi vous les forcez à se séparer de vous, pour le plus clair de leur enfance.
Le gouvernement n’a RIEN fait pour véritablement aider les familles depuis les cinquante (50) dernières années alors il ne faudra surtout pas compter sur les « rouages du pouvoir » pour se sortir d’une situation « tout le monde dans son coin » qui, selon de nombreux parents, paraît ruineuse sur plusieurs plans.
Pour terminer ce billet, soulignons que les parents qui sont dignes de ce titre aiment leurs enfants plus que tout au monde et c’est la raison pour laquelle ils trouvent la force de remettre en question l’ordre établi, même lorsque l’État prétend que « tout va bien ».
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En ce jour de Noël, des millions de Québécois en profitent pour passer du temps de qualité auprès de ceux qui comptent le plus, pour eux.
Dans la plupart des cas, il s’agit de la famille immédiate et il faut se demander si ça prend vraiment l’intervention du Père Noël pour que ces moments généralement magiques et merveilleux aient lieu.
Au moment d’écrire ces lignes, une quantité inédite de cadeaux a déjà été distribuée aux petits comme aux grands et pour certains, c’était le moment fort de la fête de Noël où il fallait, entre autres choses, immortaliser chaque sourire esquissé par les « chanceux » qui ont reçu ce qu’ils désiraient le plus.
Que ce soit une auto téléguidée pour fiston, un château de princesses pour la belle amour ou encore, des vêtements et de l’électronique pour les plus vieux, chaque cadeau a été offert dans le but de rendre heureux et ce, autant qu’un cadeau puisse contribuer à le faire. Pour certains, la simple présence des uns et des autres a suffi à combler tout le monde d’un immense bonheur et c’est bien qu’il en soit ainsi.

En ce jour de Noël, prenons aussi quelques instants pour penser à ceux —et ils sont nombreux— qui n’ont pas le cÅ“ur à la fête.
Sans nommer spécifiquement chaque sous-groupe social susceptible d’avoir de la difficulté à « affronter » la fête de Noël, il suffit de leur accorder au moins une pensée pour leur faire savoir, ne serait-ce que dans cette toute petite mesure, qu’ils ne sont pas seuls.
Heureusement, il existe un ensemble de valeurs nobles comme l’amour, la paix et l’entraide qui font contrepoids à l’aspect outrancièrement commercial de la fête de Noël et tant qu’il en sera ainsi, il fera bon célébrer ce moment unique de l’année.
C’est donc avec le sourire aux lèvres et la joie dans le cÅ“ur que je vous donne la main et que je vous embrasse, chers Amis-lecteurs — joyeux Noël à tout le monde!
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Speak white.
L’expression péjorative, des riches anglophones de Westmount (et d’ailleurs) contre les Québécois (ou « Canadiens français »), a inspiré la poète québécoise Michèle Lalonde qui a écrit le poème engagé Speak white en octobre 1968.
Le poème devait être lu (et divulgué publiquement) sur la scène de la Comédie canadienne par la comédienne Michèle Rossignol lors d’un spectacle intitulé Chansons et poèmes de la Résistance, mais en l’absence de celle-ci, ce fut Michèle Lalonde —qui venait de l’écrire— qui en fit la lecture.
Il s’agit d’une Å“uvre qui a symbolisé, à bien des égards, nos blessures et nos humiliations, en tant que peuple Québécois sous la botte de l’impérialisme britanno-américain anglophone et francophobe qui n’entretenaient de conversations qu’avec ceux qui « parlaient blanc ».
Les Québécois se sont libérés d’une partie de leurs chaînes mais il reste encore tant à faire.
Que ce texte serve d’inspiration à ceux qui ont compris que la liberté ne se gagne pas à coups de « compliments aux transnationales étrangères qui nous volent nos ressources naturelles » (comme dans le cas de l’eau et des mines) mais plutôt, dans le sang.
Il y a eu quelques 4,500 guerres en 2,000 ans d’histoire moderne et aucun « peuple à genoux » n’a eu ce qu’il voulait. C’est en se battant, debout et fiers, que l’on obtient des victoires et qu’on se fait respecter.
Speak white
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
dans les sonnets de Shakespeare
nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue
parlez avec l’accent de Milton et Byron et Shelley et
Keats
speak white
et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan
speak white
parlez de chose et d’autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument de Lincoln
du charme gris de la Tamise
De l’eau rose du Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d’apprécier
toute l’importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really speak white
quand vous get down to brass tacks
pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu dur d’oreille
nous vivons trop près des machines
et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils
speak white and loud
qu’on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar
speak white
tell us that God is a great big shot
and that we’re paid to trust him
speak white
c’est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d’âme
mais pour se vendre
ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l’éternité d’un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l’heure où le soleil s’en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l’est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d’huile
speak white
soyez à l’aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d’avoir le monopole
de la correction de langage
dans la langue douce de Shakespeare
avec l’accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Viet-Nam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression
speak white
c’est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques
speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger ou de Little Rock
speak white
de Westminster à Washington relayez-vous
speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendes vous répondre
we’re doing all right
we’re doing fine
We
are not alone
nous savons
que nous ne sommes pas seuls.
Michèle Lalonde
Speak white
En 1980, les réalisateurs québécois Pierre Falardeau et Julien Poulin ont réalisé, pour l’ONF, un film court métrage d’une durée de 6 minutes. Le poème est lu par Marie Eykel, sur une musique de Julien Poulin et se déroule sur un montage de photos-choc…
C’est troublant de voir notre jeunesse n’avoir droit à un premier cours d’histoire qu’en secondaire 4, au moment où presque 40% de nos garçons et 25% de nos filles ont « abandonné » l’école pour aller vivre une autre « expérience ».
Il faut que tous les jeunes du Québec comprennent que nous sommes en guerre contre des individus et des organisations sombres et maléfiques qui n’ont aucun égard pour notre histoire, notre culture et nos aspirations en qu’en conséquence, il nous appartient de se lever et de se battre pour mériter notre liberté.
La langue n’est qu’un aspect de notre combat puisqu’en cette ère de mondialisation, la pauvreté est polyglotte et multiculturelle.
Un texte à la fois franc et émouvant, comme celui de Mme Lalonde, revêt autant d’importance aujourd’hui qu’en 1968, moment où il a été écrit, en plein révolution tranquille.

Il nous faut, aujourd’hui, réfléchir au texte de Michèle Lalonde et se demander comment nous pouvons éviter le triste sort d’une domination étrangère en terre québécoise à notre jeune génération et à leurs enfants.
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