Le ministre des Transports du Québec, le péquiste Sylvain Gaudreault a accordé une entrevue éditoriale au quotidien Le Soleil dans lequel il a déclaré qu’un parent allant conduire son enfant à la garderie ne fait pas du covoiturage.

Vous avez bien lu!

Pour le ministre Gaudreault qui s’obstine à IMPOSER sa voie réservée pour le transport en commun sur l’autoroute Henri-IV, un enfant NE COMPTE PAS en tant que PERSONNE pour le calcul du nombre de personnes participant au covoiturage.

Difficile de dire sur quelle planète ce riche ministre péquiste vit mais sa déclaration est perçue par plusieurs comme une attaque directe contre les familles québécoises et surtout, contre les enfants qui, dans son esprit, ne sont PAS de « vraies personnes ».

La logique voudrait que TOUTE PERSONNE prenant place dans un véhicule compte pour les fins de l’admissibilité au covoiturage mais pour le ministre Gaudreault, les enfants ne comptent pas!

On comprend que derrière cette obsession pro-transport en commun, il y a un océan d’incohérence alors que le ministre Gaudreault a sa propre limousine qui l’emmène où il le souhaite, sans les tracas liés au transport en commun qu’il ne fréquente pas, personnellement. Qui plus est, le ministre n’utiliserait sûrement pas le transport en commun « en famille » parce que c’est tout sauf pratique, comparé à une automobile.

Ce qui est préoccupant dans l’obsession pro-transports en commun du ministre Gaudreault, c’est qu’il prouve qu’il ne comprend pas le principe même du covoiturage. Les voies réservées qu’il veut unilatéralement imposer aux automobilistes pour favoriser une centaine de passages d’autobus par jour nuiront invariablement aux dizaines de milliers de passages quotidiens de véhicules.

À écouter le ministre Gaudreault, on a l’impression qu’il mène une guerre contre les automobilistes et pourtant, l’automobile permet de se déplacer à moindre coût que le transport en commun, si l’on calcule le coût réel de chaque passage en autobus. Récemment, on parlait (dans une émission du matin, à la radio de Québec) de 11$ de coût réel du passage au RTC alors que le passager, lui, ne paie que 3$… c’est le contribuable et principalement les automobilistes qui paient le 8$ de plus, à chaque passage!

Dans ce contexte, c’est bête de livrer une guerre aussi mesquine aux automobilistes car, sans eux, le transport en commun ne serait JAMAIS capable de faire ses frais.

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) n’a pas encore émis de commentaire par rapport aux propos du ministre Gaudreault. Peut-être sont-ils en accord avec des restrictions encore plus sévères sur le décomptage du nombre de passagers qui se qualifient en regard du covoiturage, sur les futures voies réservées d’Henri-IV.

Et sur le sujet des voies réservées comme tel, c’est un mauvais plan qui va causer un tort incalculable à l’économie de Québec alors qu’il sera de plus en plus difficile de se rendre du point A au point B… pour des dizaines de milliers de personnes qui doivent emprunter l’autoroute Henri-IV.

Le plan des voies réservées sur Henri-IV tient de la pure folie parce que ça avantage uniquement les autobus et leurs passagers. L’établissement de ces voies représente la victoire du GROUPE D’INTÉRÊT PRIVÉ pro-transport en commun CONTRE tous les automobilistes. C’est un mauvais choix et de la politique —ayant un air de collusion derrière des portes closes— allant CONTRE le meilleur intérêt du plus grand nombre. Quand bien même 30 passagers en autobus arriveraient au travail 10 minutes plus tard, est-ce que ça vaut le coup de ralentir plusieurs dizaines de milliers de gens se déplaçant en automobile? Bien sûr que non mais la religion obsessive anti-automobile affecte le jugement du ministre Gaudreault et on voit le gâchis… bien avant qu’il soit implanté, formellement!

Les automobilistes, les familles et les enfants —surtout les enfants— ont toutes les raisons d’être en colère contre le ministre Gaudreault qui prouve qu’il ne comprend PAS la réalité des travailleurs… ceux-là mêmes qui paient son auguste salaire de ministre.

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