À la mi-février 2015, six projets québécois se sont partagés les 29,5M$ annoncés par le gouvernement fédéral, en provenance du fonds de Technologies du développement durable du Canada (TDDC) pour le Québec.

Il s’agit de la plus importante annonce du fonds et c’est l’entreprise Nemaska Lithium de Québec qui a ramassé, le lundi 23 février 2015, 12,8M$, à savoir la plus importante part des 29,5M$ en subventions qui avaient été annoncées par le ministre fédéral des Ressources naturelles, Greg Rickford.

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Ces fonds étant destinés à des projets d’écotechnologies en phase de commercialisation, au Québec. Le ministre Rickford a rappelé, en conférence de presse à Québec, qu’il faut beaucoup de temps pour s’assurer que les projets technologiques de cette envergure soient viables et que le secteur privé en fasse aussi partie prenante.

M. Rickford a aussi déclaré: “Nous avons remarqué que pour chaque dollar que le gouvernement investit dans le développement des écotechnologies au Canada, le privé injecte 14$ dans ces industries” ce qui devrait conforter les contribuables qui fournissent ces sommes. Qui plus est, “s’il y a 40,000 emplois au pays actuellement dans les écotechnologies, cela représentera 88,000 emplois en 2022 car ce type d’industrie a un potentiel très élevé” et qui ne s’en réjouirait pas?

Voici comment les octrois de subventions se déclinent.

TDDC a versé plus de 25M$ pour appuyer les 4 projets suivants:

  • Nemaska Lithium Inc. a reçu 12,870,000$ pour produire de l’hydroxyde de lithium et du carbonate de lithium d’une grande pureté dans le cadre de un projet pilote de démonstration visant à réduire les coûts associés à l’utilisation de véhicules électriques;
  • CelluForce Inc. a reçu 4,004,000$ pour dans un premier temps améliorer et optimiser son procédé d’extraction de cellulose nanocristalline (CelluForce NCCMC) de la pâte de bois séché et, dans un second temps, mettre au point des applications pour l’industrie pétrolière et gazière;
  • Fractal Systems Inc. a reçu 3,700,000$ pour faciliter la dilution du bitume et diminuer le coût de transport du produit;
  • Orbite Aluminae Inc. a reçu 4,500,000$ pour perfectionner un procédé qui transforme des déchets en produits commercialisables, y compris des éléments essentiels à la fabrication de l’aluminium.

Outre l’investissement de TDDC, le ministre Rickford a annoncé l’octroi de 4,5M$ de l’Initiative écoÉNERGIE sur l’innovation aux deux projets suivants:

  • TM4 Inc. a reçu 3,744,768$ pour un projet visant la mise au point de moteurs-roues à faible coût pour véhicules électriques et hybrides;
  • L’Institut de recherche d’Hydro-Québec (IREQ) a reçu 800,000$ pour explorer le potentiel de production d’électricité par géothermie profonde au Québec et au Canada atlantique.

Quelques faits:

  • Le Fonds de technologies du DDMC de TDDC a financé 269 projets grâce à l’enveloppe de 684M$ allouée par le gouvernement fédéral.
  • En date de décembre 2013, 57 des sociétés les plus développées de TDDC avaient reçu 2,5MM$ en financement subséquent, ce qui signifie que chaque dollar investi par l’État dans ces sociétés a mobilisé sur le marché quatorze dollars de capitaux privés.
  • La demande mondiale d’énergie devrait augmenter d’environ un tiers au cours des 25 prochaines années.
  • Le Fonds de technologies du DDMC appuie des projets qui s’attaquent aux problèmes des changements climatiques, de la qualité de l’air, de l’eau et du sol, en fournissant des solutions aux grandes industries canadiennes qui augmentent l’efficacité et améliorent la responsabilité environnementale.
  • Dans son budget de 2013, le gouvernement du Canada a affecté à TDDC 325M$ additionnels étalés sur huit ans pour continuer à soutenir le développement et la démonstration de nouvelles écotechnologies qui accroissent l’efficacité des entreprises et contribuent à un développement économique durable.
  • L’initiative écoÉNERGIE sur l’innovation, annoncée dans le budget de 2011, investit 268M$ sur cinq ans (2011 à 2016) dans un éventail complet de projets de recherche, de développement et de démonstration.

Ainsi, une partie des sommes qu’on envoie à Ottawa nous reviennent pour faire rouler l’économie locale avec des projets de développement durable.

Il va de soi que les sommes sont toujours insuffisantes en regard de la demande pour de tels fonds structurants mais pour l’heure, on se réjouit d’avoir reçu notre part.

Bonne chance à toutes ces entreprises qui auront l’occasion de mettre leurs technologies à niveau pour les développer et éventuellement, les commercialiser.

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