Nos différents gouvernements entretiennent d’importantes dettes, en votre nom.

Ces dettes sont contractées pour payer une partie de ce qui est offert par le gouvernement et qui ne peut pas être payé à même les revenus de l’État.

En plus de vos dettes personnelles, vous devez donc garder à l’esprit que vous devez votre part de chacune des dettes suivantes.

Au Canada

671 milliard $

La dette fédérale (soit la différence entre le total des passifs et le total des actifs) s’établissait à 671,3 milliards de dollars au 31 mars 2018.

Le ratio de la dette fédérale au produit intérieur brut (PIB) était de 31,3%, en baisse de 0,7 point de pourcentage par rapport à l’exercice précédent.

Avec une population de 36,885,861 personnes, ça veut que dire que chacun doit environ 18,199$, en raison de cette dette.

Au Québec (la province)

201 milliard $

Au 31 mars 2018, la dette brute s’est établie à 48,2% du PIB, soit 201,100,000,000$. On parle de 201,1 milliards de dollars.

Mince consolation, le ratio de la dette brute au PIB est en diminution depuis trois ans.

Avec 8,4 millions d’habitants, au Québec, ça implique que chaque “citoyen québécois” doit environ 23,940$, pour cette dette provinciale.

À Québec (la ville)

1,57 milliards $

Dette nette de 2018 en baisse à 1,577,900,000 millions de dollars (soit 1,57 milliards de dollars), en baisse de 15,2M$, soit -1 %, par rapport au budget 2017.

En 2018, c’est 286,6M$ qui a été appliqué au service de la dette brute. Une somme assommante, pour une ville de la taille de Québec.

Le service de la dette nette s’établit à 15,4% par rapport au budget de fonctionnement.

Pour une population de 531,900 habitants (en 2016), ça signifie que chaque habitant doit environ 2,966$.

Para-public (en santé, au provincial)

13 milliards $

Peu connue du public, la dette de la santé pèse de plus en plus lourd sur le ministère du même nom, au Québec notamment en raison de la construction de trois hôpitaux, à Montréal.

Cette dette a fait un bond important dans les dernières années pour atteindre plus de 13 milliards de dollars, selon le ministère de la Santé.

Seulement entre 2008 et 2018, le service de la dette (intérêts) payé par Québec est passé à lui seul de 700 M$ à 1,6 G$.

Avec 8,4 millions d’habitants, cette dette représente un fardeau d’environ 1,547$ par personne.

Des dettes qui hanteront les prochaines générations

Les dettes publiques de nos gouvernements sont devenues trop importantes pour espérer être capable de les payer au cours des prochaines décennies.

À moins d’un bouleversement économique qui favoriserait le peuple (ce qui est hautement improbable), ce sont les prochaines générations qui devront payer pour les dépenses courantes des programmes offerts aujourd’hui par nos différents paliers de gouvernements.

Une large part des citoyens ressentent un malaise à transférer le fardeau à leurs enfants qui, soyons francs, ne bénéficieront pas forcément de la pleine mesure d’offres que ces dettes ont acheté.

Les générations qui nous suivront devront payer leurs propres dûs mais devront aussi assumer une part significative des nôtres.

Les intérêts

Plusieurs citoyens endettés ont peur de devoir composer avec des taux d’intérêts plus élevés pour leur hypothèque ou encore, leurs dettes de cartes de crédit.

Et pour cause car un intérêt plus élevé peut compromettre les autres aspects de la vie financière de l’individu.

Le jeu pervers des intérêts favorise unilatéralement les banquiers mais défavorise automatiquement la personne endettée. Idem pour le gouvernement qui doit, lui aussi, renégocier les termes de l’emprunt contracté, un jour ou l’autre.

Alors même si le taux d’intérêt initial était bien négocié, rien n’est gagné en vue de la renégociation, surtout si les taux ont monté.

Si les taux d’intérêts augmentent, les dettes explosent. Et l’équilibre financier devient difficile à atteindre.

Le fait que notre banque centrale, la Banque du Canada permette à un oligopole de quelques dizaines d’institutions financières d’ajouter un intérêt à l’argent prêté (par le gouvernement) est une honte, nationale.

Nos dettes publiques ne devraient pas porter intérêt à des institutions financières privées, sous le contrôle direct ou indirect de la puissante famille Rothschild.

Nos gouvernements devraient pouvoir emprunter l’argent directement à la Banque du Canada, sans devoir passer par un intermédiaire obligé qui ajoute un poids financier sans apporter de réelle plus-value à l’opération.

Les citoyens ont raison de dénoncer le niveau inédit d’endettement, au Canada. Aussi bien pour nos gouvernements que pour l’ensemble des citoyens.

Il faut en finir avec l’argent-dette et instaurer un système d’accès à l’argent qui favorise l’ensemble des citoyens et non les tenants de l’Establishment.

En ne prenant pas en compte les dettes du para-public, un résidant de la ville de Québec serait présentement responsable d’une fraction des dettes s’élevant à au moins 45,106$. Et ça continue de grimper!

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