À Québec, comme ailleurs dans le monde, des architectes plus verts que les autres s’alignent sur la certification LEED pour créer des “bâtisses vertes” ou du moins, beaucoup plus vertes qu’auparavant.

Afin de mieux comprendre la certification “Leadership in Energy and Environmental Design”, voici un aperçu des standards envisagés lors de la construction et de l’occupation d’un ces édifices…

  • réduction de 29% de la consommation énergétique  par rapport aux standards de base;
  • réduction de 30% de la consommation d’eau potable par la récupération des eaux de ruissellement, l’installation d’équipements sanitaires à faible débit ou sans eau ainsi qu’une composition d’espèces de plantes indigènes pour les aménagements extérieurs ne demandant aucune irrigation;
  • 75 à 95% des déchets de construction acheminés dans des sites de récupération;
  • utilisation de 20% de matériaux régionaux;
  • utilisation de 10 à 20% de matières recyclées pour la construction;
  • bassin de rétention temporaire et remblai pour filtrer les rejets d’eaux boueuses du chantier;
  • limitation des îlots de chaleur par la construction de 100% des stationnements en souterrains;
  • limitation des îlots de chaleur par l’ajout de toitures vertes et de toitures à haute émissivité;
  • rencontre des normes ASHRAE concernant la mécanique, la qualité de l’air, etc.;
  • réduction des contaminants de l’air par l’élimination des COV (composés organiques volatils) dans les produits adhésifs ou les peintures et par le choix des tapis et agglomérés;
  • réduction de l’appauvrissement de la couche d’ozone par la sélection et la gestion des réfrigérants (aucun équipement avec CFC ou halon);
  • limitation des perturbations lumineuses des sites avoisinants;
  • installation de supports à vélos et construction de douches pour favoriser les transports écologiques;
  • accès au transport en commun à proximité et construction d’un abribus tempéré pour favoriser les transports en commun;
  • édifices sans fumée, incluant les espaces extérieurs (9 mètres des portes d’entrée);
  • programme de gestion des déchets (recyclage) lors de l’occupation;
  • réalisation d’un guide support à la certification LEED-CI à l’intention des locataires souhaitant intégrer les principes de développement durable à leurs aménagements intérieurs;
  • réalisation d’un guide d’éducation au développement durable à l’intention des locataires et visiteurs des édifices.

Avec l’Édifice Delta III qui vise le niveau de certification LEED-CS catégorie or, c’est un bon temps pour s’intéresser à cette nouvelle façon de planifier la construction et l’occupation des bâtiments.

La certification LEED n’est pas parfaite — pour certains, elle va trop loin, trop vite et pour d’autre, les standards actuels ne sont pas assez contraignants. Ceci dit, tout le monde s’entend sur un point à savoir qu’un édifice LEED respecte davantage l’environnement -et- les occupants (de l’édifice) qu’autrement.

Au fil du temps, le milieu de la construction s’ajustera afin de mieux arrimer ses services avec l’intérêt général que suscitent des standards verts comme ceux de la certification LEED.

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