À qui profitent les stationnements payants de Québec?

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Que ce soit dans le port de Québec ou dans l’arrondissement La Cité, ce n’est désormais plus possible de stationner son véhicule gratuitement, même pour aller prendre une petite marche d’une demi-heure.

La guerre ouverte contre les automobilistes ne fait plus aucun doute: le maire Régis Labeaume veut inciter les citoyens de Québec à emprunter les transports en commun et pour ce faire, il permet que tous les espaces de stationnement autrefois gratuits soient désormais tarifés, soit via des parcomètres, des permis de stationnement (avec autocollants) ou des stationnements publics ou privés exigeants des frais de plus en plus élevés.

Autrement dit, les automobilistes qui ont le malheur de devoir se rendre à Québec doivent savoir qu’ils vont devoir payer s’ils ont l’autre mauvaise idée de vouloir “arrêter” quelque part.

On sait que la ville de Québec empoche entre 6 et 7M$ par année avec ses parcomètres mais à qui d’autre cette stratégie des “stationnements payants mur-à-mur” profite-t-elle?

Parmi les opérateurs privés de stationnements payants, on retrouve…

  • Vinci Park (ont acheté Gestiparc, en 2008); et
  • Société Parc-Auto du Québec (SPAQ).

Et c’est tout!

Il y a bien quelques opérateurs de stationnements privés de moindre importance, ça et là mais en gros, les stationnements payants de Québec sont sous la gestion de ces deux sociétés privées.

La gestion de plusieurs stationnements de la ville de Québec sont apparemment attribués par voie d’appel d’offre à l’un ou l’autre de ces opérateurs mais il semble qu’aucune autre compagnie ne soit capable d’égaler leur offre de service puisque force est d’admettre qu’il existe un oligopole qui, dans les faits, contrôle les stationnements publics et privés, à Québec.

Alors voilà, d’une part, la ville charge des prix indécents pour ses parcomètres et ses “zones réservées aux résidents” et de l’autre, il y a ces stationnements privés qui, en l’absence de toute concurrence digne de ce titre, ont le loisir d’augmenter leurs tarifs, sans prévenir.

Si la ville de Québec ne menait pas une sorte de guerre ouverte contre les automobilistes en tarifant chaque espace de stationnement, les opérateurs privés de stationnement ne seraient jamais capables d’exiger autant d’argent des automobilistes qui sont pris pour utiliser leurs “services”.

Est-ce qu’on doit comprendre que ces deux situations sont liées?

À vous d’en juger mais en présence d’un oligopole aussi évident, il ne faut ignorer aucune hypothèse.

C’est un peu comme avec les stations-services. Elles disent toutes qu’elles sont indépendantes mais la seconde que l’une d’entre-elles hausse ses prix pour l’essence, toutes les autres l’imitent, dans les minutes qui suivent! Ce qui se passe avec les tarifs des espaces de stationnement à Québec rappelle la situation que l’on observe avec l’essence.

On aimerait croire que ces histoires de stationnements payants sont à l’avantage des citoyens mais hélas, c’est complètement faux.

C’est à l’avantage de ceux qui collectent les “frais de stationnement” et c’est tout.

Personne d’autre n’y gagne, au change.

Personne.

La plupart des usagers des stationnements payants, de jour, ce sont majoritairement les travailleurs. La quasi-totalité de ceux-ci refilent leurs “frais de stationnement” (souvent des abonnements) à leurs employeurs qui lui, à leur tour, utilisent ces déboursés (en tout ou en partie) à titre de crédit d’impôt alors, en bout de ligne, tous les citoyens du Québec paient les frais princiers qu’exigent ces opérateurs de stationnements.

Et lorsque se pointe un touriste, c’est passablement humiliant de n’avoir AUCUN espace de stationnement gratuit à lui offrir alors celui-ci, comme nous, a le choix entre payer entre 14$ et 20$ par jour pour avoir le “privilège” de marcher, à Québec. Belle “carte de visite”!

Pour les citoyens qui veulent explorer leur propre ville, de jour, de soir ou le week-end, c’est toujours le même barrage de stationnements payants, partout. Aucun répit pour ceux qui fournissent déjà environ un (1) milliard de dollars en taxes municipales et en “frais divers” (lire: taxes indirectes).

Et finalement, si vous faites partie de ceux qui “osent” se stationner une dizaine de minutes “sans payer” pour aller chercher un petit quelque chose chez un marchand, vous avez de bonnes chances de trouver un “beau ticket” sous votre essuie-glace, à votre retour. C’est une autre façon pour le maire Régis Labeaume de vous dire qu’il préfère ne plus vous voir dans le secteur, à moins que vous ne soyez d’accord pour vous faire taxer… à outrance.

Sérieusement, c’est vraiment dommage de voir Québec glisser dans une telle démesure où les poches des automobilistes sont vampirisées par un système, soigneusement planifié, de taxation oppressive.

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Claude Gélinashttps://videos.claude.ca/
Passionné des communications numériques, du développement web, de l'infographie et des avancées technologiques, au sens large.

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