Assurant une suite à la sortie de son ami et maire de Québec, Régis Labeaume, contre le changement de date pour la tenue des FrancoFolies de Montréal, Daniel Gélinas a déclaré “La chanson francophone, on y tient!” afin de justifier, en partie, son opposition à la décision d’Alain Simard.

Alors comme ça, Daniel Gélinas “tient” à la chanson francophone, hummm…

Est-ce qu’il tenait à la “chanson francophone” pendant les spectacles de Sean Paul, de The Proclaimers, de Ice Cube, de Styx, de KISS ou de Sting?

Bien entendu, il y a eu plusieurs spectacles en français mais les cachets étaient assurément tous inférieurs à ceux des invités de la renommée de KISS et de Sting alors d’où vient cette soudaine poussée d’amour de Daniel Gélinas pour la “chanson francophone“?

Sans qu’il le dise ouvertement, l’amour de Daniel Gélinas pour les “artistes d’ici” est probablement dû —ne serait-ce qu’en partie— aux millions de dollars qui viennent, chaque année, des fonds publics et qui suivent, dans une certaine mesure, ces artistes francophones et si ceux-ci devaient choisir de se produire à Montréal plutôt qu’à Québec, les poches du DG du Festival d’été de Québec pourraient être plus légères, en 2010.

Lorsqu’il y a un conflit du genre, l’expérience veut qu’on suive le “sentier de l’argent” pour aboutir au vrai bobo alors ceci explique peut-être cela.

En point de presse, hier, Marie-France Poulin et Daniel Gélinas, respectivement présidente et directeur général du Festival d’été se sont indigné de l’aspect “unilatéral” de la décision des FrancoFolies en plus de préciser que ces derniers auraient “réglé leur problème en causant d’autres problèmes” en devançant la date de leur festival d’août à juin.

En tant que contribuables, on ne peut que constater avec dépit que les millionnaires du spectacle québécois ne sont même pas assez matures pour s’entendre sur des dates de spectacles… en supposant que ce soit utile de le faire compte tenu que les deux villes sont à plus de 300km de distance!

Plusieurs contribuables excédés par ces “crisettes de divas” souhaitent maintenant que tout financement public soit retiré aux deux festivals parce qu’à l’évidence, il y aurait bien mieux à faire avec nos millions que d’engraisser des millionnaires dont le jugement laisse visiblement à désirer.

Au pire, si tous les artistes francophones décident de se produire à Montréal plutôt qu’à Québec, on aura qu’à refaire venir KISS et Sting et les plaines d’Abraham seront remplies à capacité. Et Daniel Gélinas pourra alors calmer son petit pon-pon…

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