En voyant les pancartes ces principaux partis politiques provinciaux apparaître sur un poteau près de chez-vous, vous réaliserez qu’on est bel et bien en élections!

Il y a quelques heures, Pauline Marois annonçait aux Québécois qu’elle nous lançait en campagne électorale, jusqu’au 7 avril 2014, jour du scrutin où il nous sera possible de voter pour le candidat et incidemment, le parti de notre choix.

Est-ce qu’un candidat va nous plaire parmi ceux offerts dans notre circonscription?

Est-ce qu’un parti politique va correspondre à plusieurs de nos préférences, au point de s’y impliquer pour devancer les autres partis qui se présentent?

Ça reste à voir parce que les partis politiques n’ont pas encore fourni de liste complète et définitive de tous leurs candidats pour les 125 territoires géographiques qui divisent, politiquement, l’immense province de Québec. Au cours des prochaines semaines, nous serons fixés.

Au-delà des candidats associés à de grands partis politiques, comme le PQ, le PLQ, la CAQ et QS, il faudra garder un œil sur les candidats indépendants aspirant à occuper le poste de député provincial, pour les 4 prochaines années. Souvent, l’absence de ligne de parti leur délie un peu plus la langue et ils parlent d’enjeux qui touchent davantage les citoyens-électeurs.

Ce qui est triste, c’est qu’une élection, c’est d’abord une grosse campagne de publicité pour des individus plutôt riches qui peuvent se permettre une telle saignée d’argent alors qu’au fond, en tant que citoyens, on aimerait mieux élire des candidats sur la base de leur mérite et non sur l’épaisseur de leur portefeuille.

Imaginez si on pouvait réunir tous nos candidats locaux autour d’une table, 5 jours par semaine pendant environ 4 semaines afin de les questionner sur des sujets qui nécessitent d’être discutés. Ce serait absolument génial. Ces débats pourraient être web-diffusés et écoutés en différé (pour permettre à ceux qui travaillent de suivre leurs travaux). On aurait enfin une meilleure idée de la réelle valeur des candidats qui demandent notre appui. Mais ça n’aura jamais lieu parce que les grands partis n’ont pas avantage à donner de l’importance aux indépendants et comme ceux-ci n’auront jamais le pouvoir, dans la structure électorale actuelle, c’est idée restera lettre morte, malheureusement.

Alors préparez votre pop-corn, on va avoir droit à des pro-charte, des anti-charte et tout ce qui existe entre les deux pour des heures de plaisir à décliner les 1,000 couleurs qu’on pourrait donner à la laïcité en se doutant qu’une victoire majoritaire du PQ nous amènerait au point où la Charte, sous sa forme actuelle, serait tout simplement adoptée, sans autre formalité! Il va s’en dire des mots pour cette Charte qui aurait pu être rassembleuse mais qui, hélas, divise encore les clientèles électorales.

Oui, ça va suinter l’électoralisme sur tous les postes de télé québécois, au cours des prochaines semaines et on aura jamais vu aussi souvent les visages apaisants de nos “bons dirigeants politiques” qui trouveront ENFIN du temps pour communiquer avec “le bon peuple” qui tentera de s’y retrouver entre les idées des uns et des autres.

Vous vous en doutez, ce sera tout un spectacle politique!

Haut en apparences, bas en contenu réellement utile et toujours cette habitude des politiciens à égrainer leur message pour éviter les pièges aussi bien que pour se garder “de la corde” au cas où la réponse à leur “idée géniale” ne serait pas aussi “forte” que prévu. Oui, la politique se joue une annonce électorale à la fois et là, avec le web, ça joue vite… et ça joue dur parce que les “coups” viennent de partout et il arrive même qu’on ne sait même pas d’où ils viennent!

Facebook et Twitter vont être en feu pour les principaux thèmes, mots clé et hashtags. Il y a des claviers qui vont tellement fonctionner dans les salles de nouvelles (incluant celles des blogues) que des claviers pourraient carrément prendre feu! Un peu d’humour pour détente l’atmosphère et voilà, tous ces feux seront éteints mais ça ne prendra qu’une toute petite étincelle, une erreur politique ou une grande déclaration, pour que le feu reprenne, de plus bel.

Il y a des endroits où il se passe plus de choses qu’au Québec mais pendant nos campagnes électorales provinciales, disons qu’on ne s’ennuie pas!

Sur ce, Pauline a parlé et on est en élections alors bonne chance à tous les candidats et que le meilleur gagne, dans les règles, autant que possible…

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