Faillite du Paladium et fermeture de l’établissement

Tout le monde a déjà fréquenté ou entendu parler du Paladium, à Ste-Foy, aux abord de l’échangeur Du Vallon.

Cette discothèque a connu des heures de gloire et des moments plus sombres (notamment la descente policière de 2006).

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Mathieu Castilloux était l’administrateur du bar Le Palladium de Québec et voici l’explication qu’il a livré au Journal de Québec, pour la faillite: “La concurrence était très forte avec les autres bars qui offrent des promotions à 1$ la bière ou autres. Comme nous n’avions pas de restauration sur place, nos opportunités de développement étaient minimes.”

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Un redressement était donc devenu impossible pour cette entreprise dont les créances avaient atteint jusqu’à 600,000$ alors qu’elle avait déjà réalisé un chiffre d’affaires de quelques 3,5M$, annuellement (pendant les bonnes années).

C’est la banque qui a confronté les propriétaires à un choix difficile. La banque a réclamé du Palladium et de ses actionnaires des garanties supplémentaires en échange d’un nouveau crédit. Devant la relative intransigeance de la banque, les propriétaires ont refusé d’hypothéquer leurs autres commerces et de mettre encore plus de monde dans l’embarras. C’est qui a précipité la faillite.

Quand on sait que les banques empruntent l’argent à seulement 0,25% pour la reprêter à des taux des dizaines de fois supérieurs à celui-ci, c’est scandaleux mais bon, on voit de plus en plus la vraie nature des banquiers.

La faillite du Palladium a donc notamment eu lieu en raison de la crise du crédit.

La discothèque de 1,700 qui embauchait une quarantaine d’employés a définitivement fermé ses portes le 3 avril 2009, après avoir déclaré faillite. Le Palladium venait tout juste de célébrer ses 21 ans d’existence.

Pour plusieurs, il s’agit de la perte d’une véritable institution, dans la région de Québec.

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Claude Gélinashttps://videos.claude.ca/
Passionné des communications numériques, du développement web, de l'infographie et des avancées technologiques, au sens large.

6 Commentaires

  1. J’aimerais acheter de l’équipement de bar lounge et autre. S’il-vous-plaît, une réponse serait appréciée.

  2. Bonjour Stéphane,

    Si ce sont les faillites de “bars-lounge” qui vous intéressent, vous pouvez essayer de contacter…

    …qui traitent de nombreux cas de faillite et d’insolvabilité, dans la région de Québec.

    S’ils n’ont pas de matériel à liquider, ils auront probablement d’autres contacts à vous référer.

  3. Je trouve ça triste de savoir que le légendaire bar Le Palladium a fermé ses portes à cause des banquiers.

    La crise économique a eu aussi raison de l’établissement.

    Y a aussi le fait que la musique est de moins en moins bonne depuis plusieurs années.

    Le Hip Hop attire des ti-culs à la casquette qui n’ont guère les moyens de s’acheter une bière au prix régulier.

    Si la musique était encore bonne comme dans les bonnes années 70-80 et 90 je crois que ces établissements seraient encore en affaires sans même demander un sous aux crisses de banques.

  4. Alors c’est vrai j’ai passé ma jeunesse dans ce bar de 1997 à 1999. J’y étais tous les soirs sauf le mardi qui était mon jour de congé. Je viens de l’apprendre en 2011 car je vis à l’extérieur.

    Pour moi, ça a le même effet que pour ceux qui ont connu le 54 de NY. C’etait mon studio 54 et honnêtement, je suis triste.

    R.I.P., je garde de merveilleux souvenirs.

  5. Petite précision cependant : les banques n’empruntent pas au taux directeur l’argent qu’elles prêtent; elles le créent de toute pièce en le prêtant et se font ensuite rembourser le capital en plus des intérêts. C’est ainsi que les grandes banques peuvent encaisser des milliards de bénéfices annuellement. Le taux directeur n’est qu’un levier dont dispose la Banque du Canada pour contrôler l’endettement national. À savoir si c’est scandaleux, à chacun de juger, mais si personne ne remboursait ses dettes, quelle valeur aurait le fric que les banques créent ?

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