Ça devient passablement clair qu’Éric Caire, l’un des quatre (4) candidats à la chefferie de l’ADQ n’a pas eu un parcours très reluisant, à l’école.

En fait, Gilles Taillon a mis les points sur les “i” en déclarant, avant-hier, que “M. Caire n’aurait terminé ou réussi aucun cours” — wow! Si c’est vrai, ça signifierait qu’Éric Caire a non-seulement embelli son curriculum vitæ mais qu’il a carrément trompé ceux qui se fiaient à sa parole pour le qualifier, au plan académique.

Mentir sur son cv, c’est grave.

Gilles Taillon le sait et là, probablement qu’Éric Caire commence à s’en rendre compte.

Mais est-ce que les Adéquistes s’en préoccupent? Est-ce que ça fait quelque chose aux Québécois, en général?

Le sens commun dicte qu’un menteur aussi éhonté ne devrait jamais recevoir le privilège de diriger un parti politique parce que les enjeux où il pourrait être appelé à se prononcer commandent non-seulement du jugement mais aussi, de l’honnêteté, ce qu’Éric Caire n’a pas. S’il était honnête, il n’aurait pas essayé de faire croire à tout le monde qu’il va “bientôt” finir son baccalauréat en communications, après l’avoir commencé (et probablement abandonné ou échoué), en 1993.

Autrement dit, Gilles Taillon a parfaitement raison d’être passé en mode “attaque” contre Éric Caire mais la politique étant une grande opération de relations publiques couplée à une campagne d’image, M. Taillon devrait éviter d’avoir l’air du “maître d’école accusateur” parce qu’il se pourrait que tous les laissés pour contre de la société commenceront à s’associer à Éric Caire qui, à leurs yeux, pourrait finir par passer pour une “victime” (si telle ironie est possible).

Et si ça se produit, ça voudra dire qu’Éric Caire pourrait soudainement incarner le rôle de représentant suprême des souffre-douleurs et de tous ceux qui se sont fait accuser (à tort ou non), au cours de leur vie — et ils sont nombreux!

En ce sens, on comprend M. Caire de tenter de noyer le poisson avec des déclarations prêchi-prêcha comme “Je ne jouerai pas le jeu de Gilles Taillon, ce n’est pas ce que les militants veulent. […] Et si on continue comme ça, le 18 octobre [2009], on n’aura plus de militants à réunir” au lieu de dire clairement quelque chose comme “J’ai abandonné mon baccalauréat parce que ça ne m’intéressait plus et je ne le finirai jamais parce qu’aujourd’hui, 16 ans plus tard, j’ai d’autres intérêts dans la vie”. Ce serait si simple de dire la VÉRITÉ mais au lieu de ça, Éric Caire fait “de la politique”!

Même si Éric Caire demeure dans la course, il sera marqué à jamais comme “le gars qui a préféré flirter avec le mensonge pour ensuite se sauver, au lieu de répondre aux vraies questions” et ça, c’est lourd à porter, en politique.

Ça prend du courage pour dire la vérité sur les moments sombres de sa vie —et la plupart d’entre-nous en ont eu, de ces moments— mais lorsqu’on aspire à être une personnalité publique, il faut en avoir l’étoffe. Ainsi, le fait de dire systématiquement la vérité (ou de se taire) semble être la seule façon de perdurer, en politique.

Après avoir exposé tous ces points, il faut se rappeler qu’Éric Caire est encore jeune et bien qu’il n’ait pas le diplôme qu’il a un jour rêvé d’avoir en communications, il se débrouille plutôt bien, en public. Il trouvera peut-être un moyen pour faire oublier ce nouvel épisode trouble de sa vie (et de sa “carrière”) pour montrer un côté de lui qui plaîra à ses électeurs et s’il y parvient, il conservera assez d’appuis pour demeurer “en poste”.

Gilles Taillon, lui, nous a montré qu’il ne tolère pas l’incompétence et le mensonge. Ça, c’est intéressant du point de vue des citoyens qui en ont ras-le-ponpon du gouvernement actuel où la médiocrité semble être le crédo repris en chœur à chaque jour de semaine, de 9h à midi et de 13h30 à 16h30… moins les 15 minutes de pauses… à toutes les heures!

Sérieusement, ça prend quelqu’un pour éviter que les coups de pieds au train se perdent, au gouvernement et là, Gilles Taillon est en train de montrer qu’il ne s’en laisse pas imposer par un concurrent qui embellit son curriculum vitæ. Le citoyen excédé-typique ne peut que fantasmer sur le “ménage mani-militari” qu’un premier ministre comme Taillon ferait dans l’actuel gouvernement. On serait loin des syndicaleux qui veulent (encore) des augmentations de salaire, en pleine récession (et qui les obtiennent, contre toute logique sauf celle de politiciens opportunistes qui s’achètent la paix… avec l’argent “des autres”).

Éric Caire prétend que Gilles Taillon n’est pas un intellectuel mais encore là, est-ce qu’on peut vraiment se fier à la parole de quelqu’un qui nous a subtilement refilé des demi-vérités et qui tente, aujourd’hui encore, de nous cacher des choses pour s’en sortir?

Selon votre niveau de tolérance pour les “politiciens”, il vous appartient d’en juger…

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