Chaque demeure de Québec et de Lévis peut recevoir une connexion internet rapide et fiable. Ça ouvre des possibilités aussi bien pour les travailleurs du savoir que pour leurs employeurs.

Il nous appartient, en tant qu’individus, qu’employeurs et que société de valoriser le télétravail.

Que le travail ait lieu au bureau, à la maison ou dans un lieu tiers, ce qu’il faut retenir c’est… que le travail se fait, quand même.

Pour vous, ou pas

Le télétravail ne s’adresse pas à tous les travailleurs.

Ça ne s’adresse donc peut-être pas à vous.

Et c’est bien correct ainsi. Vous pourrez continuer à transiter de la maison au travail et vice-versa, pour toujours.

Mais…

Si une partie ou la totalité de votre travail peut avoir lieu de la maison, habituellement grâce à l’informatique, vous devriez explorer cette avenue.

Vous gagnerez le même salaire et aurez les mêmes avantages mais n’aurez plus les mêmes frais liés aux transports.

C’est une formule gagnante au plan financier, surtout si vous n’avez plus besoin de votre automobile. Plus d’essence, d’assurances ou d’entretien à payer. Vous pourriez récupérer entre 5,000$ et 8,000$ par année (ou plus) que vous pourrez alors utiliser pour diminuer votre endettement ou vous payer de petits luxes.

Ne pas oublier qu’en travaillant de la maison, vous rentabiliserez bien mieux votre demeure puisque vous y serez plus souvent (donc, vous ne paierez pas pour une maison vide, 8 heures par jour, pendant que vous êtes “au bureau”).

Le gain en temps sera considérable, aussi. Pensez aux heures que vous passez dans les embouteillages, aux heures de pointe, à chaque jour de semaine et pour certains, le week-end, aussi. Récupérez plusieurs par semaine que vous pouvez ajouter à votre plage de sommeil ou d’exercices physiques (comme de la marche au parc, près de chez-vous).

Pour l’environnement, ce sera une victoire à tous les jours où vous n’aurez pas à brûler inutilement plusieurs dizaines de litres d’essence. Sans oublier l’usure de la voiture et tous les apparats liés à la présence dans un milieu de travail formel (vêtements, maquillage, bijoux, lunchs et ainsi de suite).

Grâce au télétravail, vous pourrez enfin vous concentrer sur ce qui compte, à savoir votre travail.

Et vous contribuerez aussi à diminuer le nombre de véhicules sur les routes. Ça permettra d’épargner des milliards en routes et en “transports structurants”. Le bonheur, sur toute la ligne!

Même s’il n’y a qu’une partie de votre travail qui peut être réalisé en télétravail, ce sera un gain quand même.

Les employeurs modernes

Un employeur qui peut offrir des options de télétravail à une partie de ses employés se positionne pour faire des gains majeurs.

Les télétravailleurs…

  • Seront toujours au poste, sans égard à la circulation (même quand c’est dû à une tempête, en hiver);
  • Ne seront pas continuellement dérangés puisqu’ils seront installés dans le calme de leur demeure;
  • Pourront être joints facilement via un logiciel sur leur ordinateur (Gmail, Skype, Facebook for Business, Slack ou autre) ou leur téléphone intelligent;
  • Pourront se connecter à leur “bureau virtuel internet” (souvent via Citrix) comme s’ils étaient “physiquement” devant leur ordinateur, au “bureau” donc zéro compromis et ce, en utilisant un ordinateur qu’ils ont déjà, à la maison;
  • Ne transmettront plus jamais la grippe à leurs collègues!

Grâce à un logiciel de gestion des tâches, il sera facile pour un employeur de monitorer l’avancement du travail ainsi que la qualité de celui-ci.

Il y aura aussi nécessairement des économies d’espace pour l’employeur, aussi bien pour les cubicules, les salles communes que les cases de stationnement.

Qui plus est, qu’importe où se trouve le télétravailleur, il demeure connecté au reste de l’équipe. Et l’inverse est vrai aussi. À savoir que si le “lieu de travail” déménage de ville, les employés ne sont pas forcés de déménager, eux aussi. En fait, il y aura sûrement des employeurs qui déménageront leur centre opérationnel en région, pour fuir les taxes municipales exagérées, tout en ayant des travailleurs majoritairement installés dans les grands centres, où se trouve l’essentiel de la main d’oeuvre.

Pour les employeurs de l’économie du savoir qui veulent adjoindre des employés éloignés géographiquement, l’infrastructure technologique destinée aux télétravailleurs ouvrira des possibilités très engageantes pour les ressources humaines qui pourront enfin aller chercher le talent là où il se trouve.

Notre normalité professionnelle doit évoluer pour célébrer les différentes formes de télétravail où les employés et les employeurs sont tous les deux gagnants.

Richesse en vue

Que ce soit pour les travailleurs ou les employeurs, il y aura des opportunités d’économie d’argent. Le “bonheur au travail” pourrait aussi augmenter puisqu’il y aura moins de friction dans la structure du travail.

À l’heure où nous cherchons des moyens pour rendre nos entreprises québécoises plus agiles, flexibles, légères, performantes et profitables, le télétravail s’impose comme une avenue à explorer.

Même si le télétravail a lieu à temps partiel, ça demeure un gain, aussi bien pour l’employé que pour l’employeur.

En orientant une partie de notre marché du travail vers une valorisation tous azimuts du télétravail, le Québec tout entier s’enrichit.

Le gouvernement aussi engrangera d’importants profits en ajustant ses lois fiscales pour imposer les gains en lien avec l’activité économique, au Québec (et au Canada).

Ainsi, le travailleur pourra travailler 3 mois par année depuis l’extérieur du Québec en “mode télétravail”, par exemple, tout en étant quand même imposé “normalement” ici.

Ce faisant, le contrat social sera préservé (les écoles, l’assurance-maladie universelle et les services publics) malgré le fait que le télétravailleur soit “ailleurs”.

L’économie du savoir nous ouvre de merveilleuses possibilités et le télétravail devrait faire partie de nos priorités, à ce chapitre.

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