On dit souvent que la pauvreté a milles visages mais au Québec, ce serait plus juste de dire qu’elle a des millions de visages.

Dans la pauvreté, on retrouve de jeunes familles, unies ou monoparentales, des personnes âgées et aussi, un grand nombre de personnes vivant seules.

Qu’importe le contexte, la pauvreté est le symptôme visible du manque ponctuel ou chronique d’argent ou de crédit. Dans tous les cas, la pauvreté a pour effet de paralyser, à divers degrés, ceux qui en souffrent.

Bien qu’une infime minorité de gens soient pauvres par choix, tous les autres ont glissé plus ou moins vite dans leur état de pauvreté. Sortir de la pauvreté, une fois qu’on s’y trouve, relève généralement de l’exploit. Une fois paralysé dans la peur et l’absence du “strict minimum pour vivre”, l’individu n’est plus lui-même et prend de mauvaises décisions qu’il ne prendrait pas s’il avait le loisir de refuser.

Dans les faits, la plupart des pauvres vont en s’appauvrissant.

On a beau se dire que “ces gens” s’obstinent à prendre la voie qui les confirme dans leur pauvreté mais si leur condition était soudainement la nôtre, il est possible que nos choix ne seraient pas nécessairement meilleurs.

Si la pauvreté ne paralysait pas autant, ce serait plus facile de s’en sortir mais quelle personne pauvre prendra la chance de laisser son boulot de misère qui assure le strict minimum pour survivre pour tenter sa chance avec un autre emploi plus payant mais aussi, plus risqué? Lorsque le prochain repas quotidien repose dans la balance de chaque décision, les choix se font dans la peur de sombrer dans la pauvreté absolue et souvent, dans la mort (oui, au Québec, des gens meurent de la pauvreté et parmi eux, il y a de nombreux enfants).

Pour vaincre la peur, il faut voir les choses sous l’angle de la réussite et non de la survie mais qui arrive à le faire alors que chaque jour est un combat et que chaque “premier du mois” est un cauchemar?

En tant que société, nous devons nous interroger à propos de la pauvreté et trouver un moyen de mettre fin à la pauvreté extrême qui paralyse et qui empêche un trop grand nombre de gens d’avancer, de contribuer pleinement à la société et de se réaliser pleinement.

Au Québec, combattons la pauvreté avec énergie afin de l’éradiquer, une fois pour toutes.

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