3e lien VS télétravail

L’idée d’un 3e lien entre Québec sur la rive-nord et Lévis, sur la rive-sud, nous fait espérer ce jour où nous pourrons y circuler, sans les bouchons de circulation que l’on connaît, actuellement.

Ce lien aurait vraisemblablement le plus de pertinence à l’Est de Québec, à la hauteur de l’Île-d’Orléans afin de boucler un “périphérique” soit un lien autoroutier qui ferait le tour de la ville. Selon les experts, une ville de la taille de Québec a besoin d’un périphérique pour fluidifier les déplacements.

C’est probablement vrai puisque l’on retrouve cette configuration en cercles autour des centres dans un grand nombre de villes d’envergure, surtout en Amérique du Nord.

Le maire Régis Labeaume estime qu’il faudrait une décennie de travaux et entre 4 et 10 milliards de dollars pour bâtir un tel lien, d’une longueur projetée de 7,8 kilomètres, probablement avec un pont entre la rive-nord et l’Île-d’Orléans se poursuivant dans un tunnel de l’île à la rive-sud.

En temps et en argent (ou en endettement public), c’est colossal.

Rien d’impossible mais colossal, tout de même.

Et rien avant 10 ans, même si le chantier ouvrait demain matin.

Alors on fait quoi, d’ici là? On se tourne les pouces en espérant que les embouteillages disparaissent, comme par enchantement?

En mode solution

Clairement, il nous faut des solutions, maintenant.

Parmi toutes les solutions qui pourraient être retenues, il y en a une qui devrait attirer par la vitesse à laquelle elle peut être mise en place mais aussi pour son coût d’implantation qui est à peu près nul.

Cette solution pour désengorger le réseau routier de Québec et de Lévis, c’est le télétravail.

Un mot encore mal compris, aussi bien par les travailleurs que par les employeurs.

Et pourtant, tous deux bénéficient d’importants avantages et pour la société, c’est très positif et en boni, ça a pour effet d’alléger de manière exponentielle le réseau routier, tout entier.

Alors qu’est-ce qui devrait retenir notre attention, à propos du télétravail?

Pour les travailleurs…

  • la possibilité de travailler depuis la maison, à temps plein ou encore, à temps partiel;
  • la possibilité de se rendre au travail et d’en revenir à l’extérieur des heures de pointe, sur les routes;
  • la connectivité du web qui permet un accès sécuritaire aux mêmes informations que lorsqu’installé, dans un espace à bureau (notamment via l’authentification biométrique et aux “bureaux virtuels internet” tels que ceux de Citrix);
  • la diminution du stress lié au travail;
  • l’augmentation de l’efficacité dans l’exécution des tâches, surtout celles liées à l’administration, aux ventes, à la créativité, à la recherche et à la gestion.

Autrement dit, le télétravail représente une opportunité inédite et hautement accessible de réinventer le travail, depuis la maison. Ça se fait déjà pour les études (par exemple, avec Teluq) alors c’est le temps de le faire aussi pour le monde du travail, à grande échelle.

N’oubliez pas qu’avec chaque télétravailleur qui s’ajoute, c’est un véhicule en moins sur les routes, aux heures de grande affluence du matin et du retour à la maison, en après-midi.

Que du positif!

Et c’est positif aussi pour les employeurs:

  • assiduité inégalée au travail (depuis la maison), incluent lors des journées de rhume;
  • suivis électroniques des tâches, via un des nombreux logiciels de “gestion des tâches” disponibles (à des prix très raisonnables) alors une gestion plus fluide et l’assurance que les tâches sont dûment complétées;
  • possibilité d’embaucher des travailleurs ailleurs que dans la localité où est situé le “bureau”;
  • accès à un bassin de main d’oeuvre qualifié, où qu’il se trouve;
  • diminution marquée des frais liés aux espaces de bureau car ceux-ci peuvent être réduits ou encore, devenir carrément virtuels.

Grâce au recours au télétravail, les employeurs peuvent gagner en productivité, en flexibilité et en rentabilité.

Même en cas de grosse tempête de neige ou de congé forcé d’école pour les enfants, les travailleurs peuvent s’acquitter d’une partie ou de la totalité de leurs tâches, depuis leur bureau à la maison.

Et dans les cas où les employés doivent quand même se réunir pour des tâches communes, ils peuvent accomplir leur travail individuel de chez-eux, avec tous les avantages que ça suppose.

Le bureau à la maison… ou ailleurs

Que ce soit dans un bureau dédié, dans le salon (qui est très calme lorsque les enfants sont à l’école) ou même, en transit ou à la bibliothèque, la technologie d’accès sécuritaire au bureau, de manière virtuelle, permet une flexibilité inégalée dans le choix d’un lieu pour travailler.

Toutes les situations sont différentes alors il appartient aux travailleurs et aux employeurs de s’entendre sur la meilleure formule pour le télétravail mais techniquement, les accès Citrix (par exemple) peuvent avoir lieu de tout endroit offrant un accès (idéalement à haute-vitesse) à l’Internet.

Une fois connecté de manière sécuritaire au “bureau virtuel”, le télétravailleur peut utiliser tous les mêmes logiciels qu’au “bureau physique” de l’entreprise qui, incidemment, n’a plus à aménager un cuticule pour ce travailleur.

Cet employé peut utiliser le courriel, le chat ou la vidéoconférence à volonté pour communiquer avec ses collègues et supérieurs. D’ailleurs, ceux-ci aussi pourraient être en “mode télétravail” et leurs interactions demeureraient tout aussi efficaces. Même le téléphone (par exemple, avec Ooma) peut fonctionner sur le réseau IP et donc, être portable et intégré à un système téléphonique de la compagnie (il existe des systèmes plus costauds, aussi).

Les technologies qu’on retrouve dans nos maisons sont désormais telles que le télétravail devient une réalité à notre portée.

Travailleurs, employeurs et société ne s’en portent que mieux, avec le recours au télétravail qui ajoute à notre bonheur (au travail et à la maison), à notre richesse (moins de pertes de temps, surtout dans le trafic) et à notre flexibilité pour tout ce qui a trait à la réalisation de nos tâches.

La société y gagne avec une population plus heureuse, des routes (enfin) désengorgées et des dizaines de milliards de dollars de moins à brûler pour des projets de “transport structurant” qui n’ont tout simplement plus besoin d’être réalisés avec la même urgence ou dans la même mesure. Même chose pour les routes… incluant un 3e lien entre Québec et Lévis.

Si le recours au télétravail augmente, tous les points de pression individuels, corporatifs et sociaux s’amenuisent.

Au lieu de s’obstiner collectivement à propos des délais et des coûts liés à un 3e lien Nord-Sud à Québec, prenons plutôt un pas de recul pour apprécier les gains considérables qu’on peut faire avec le télétravail et ce, dès maintenant.

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