C’est la démission inattendue du Libéral Sébastien Proulx qui a déclenché une élection partielle dans la circonscription de Jean-Talon. Il a quitté son poste de député ainsi que la vie politique, en général, pour se choisir, lui et sa famille.

Ainsi, le scrutin doit avoir lieu le 2 décembre 2019 et déjà, plusieurs partis ont fait connaître leurs candidats.

Parmi les candidats annoncés, on retrouve les suivants:

  • Joëlle Boutin, CAQ
  • Gertrude Bourdon, PLQ
  • Stéphane Blais, CAP
  • Sylvain Barrette, PQ
  • Olivier Bolduc, QS

Jean-Talon est considéré être un château fort libéral mais à la dernière élection provinciale, la candidate caquiste Joëlle Boutin avait perdu par seulement 1,300 voix.

Certains voient d’ailleurs Joëlle Boutin comme étant favorite pour cette élection partielle, notamment en raison de la majorité acquise par son parti, aux dernières élections. Ceci pourrait convaincre certains électeurs de “voter pour le pouvoir”.

Mais la CAQ aura de la compétition.

PLQ, PQ, CAP et QS veulent également Jean-Talon.

Retour sur les candidats

Pour ceux qui se demandent où ils ont entendu parler de Joëlle Boutin, c’est parce qu’elle est chef du cabinet du ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale, Éric Caire. Ayant aussi participé à la dernière élection dans Jean-Talon, elle a fait parler d’elle dans les médias.

À propos de la circonscription de Jean-Talon, Joëlle Boutin a déclaré ce qui suit: “C’est un comté qui a été tenu pour acquis beaucoup par les libéraux pour faire passer des candidats vedettes qui souvent ne venaient même pas de la région de Québec” et elle a raison.

Parlant des libéraux, ils auraient demandé à une quarantaine de candidats de se présenter et après avoir essuyé le refus de chacun d’entre-eux, c’est vers Gertrude Bourdon qu’ils se seraient tournés, avec succès, cette fois.

Si la libérale Gertrude Bourdon a déclaré avoir changé (depuis sa défaite dans Jean-Lesage, en 2018), elle veut maintenant gagner le coeur de ses électeurs, dans Jean-Talon.

Notons que sa candidature a été officialisée le même jour que le lancement du livre-choc PLQ, inc. où il est question de membres du Parti libéral du Québec qui ont été dans la mire des policiers en lien avec des transactions immobilières douteuses à la SIQ, incluant William Bartlett, Franco Fava, Charles Rondeau et Marc-André Fortier. Gertrude Bourdon n’a pas encore donné son opinion sur les allégations qui ont fait l’objet d’enquêtes. Elle n’est pas obligée d’en parler mais ça pourrait aider à clarifier sa position sur le sujet, surtout au moment où elle sollicite la confiance des électeurs de Jean-Talon.

Dès l’annonce de la campagne électorale dans Jean-Talon, le parti Citoyens au pouvoir, prônant la démocratie directe, a fait savoir que ce serait le chef du parti, Stéphane Blais qui se présenterait. Il offre donc aux électeurs de la circonscription la possibilité de voter pour une approche politique telle qu’on la retrouve, par exemple, en Suisse.

La démocratie directe permet aux citoyens de conserver davantage leur pouvoir au lieu de le confier totalement à un élu. Un nombre croissant d’électeurs recherchent cette façon de faire de la politique puisque les citoyens sont au centre des décisions.

Le 28 octobre 2019, c’est Sylvain Barrette qui a été investi comme candidat péquiste et il est présenté comme un homme actif dans sa communauté. Rompu au combat contre ce qu’il désigne comme une crise climatique, il faudra voir si sa position sur le sujet lui fera gagner le vote de ses concitoyens.

Parlant d’environnement, Olivier Bolduc de Québec solidaire veut protéger à tout prix le réseau de transport structurant. Résident de Lévis, il a perdu dans Chutes-de-la-Chaudière en 2014 et en octobre 2018, sous la bannière solidaire. Il souhaite donc devenir le 11e député solidaire à l’Assemblée nationale.

Le mois de novembre sera le moment pour tous ces candidats de se faire connaître dans Jean-Talon, afin de gagner le coeur et le vote des électeurs.

Carte de la circonscription de Jean-Talon

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