Les professeurs et la langue française

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Professeurs QCIl semblerait que le français des futurs enseignants québécois ne s’améliore pas, bien loin de là ! La plupart des nouveaux étudiants en éducation ont de sérieuses lacunes, au point d’être forcés de suivre des activités de mise à niveau.

Les étudiants inscrits dans l’une des facultés d’éducations des sept universités de la province de Québec cet automne ont massivement échoué leur examen d’entrée, en français. Qui plus est, le taux d’échec s’avère pire que l’an passé.

Les futurs enseignants devaient décrocher une note de passage de 75% pour réussir leur examen. Ceux qui ont échoué devront suivre des cours pour réapprendre les règles de base du français.

De toutes les universités, c’est l’université de Montréal qui en arrache le plus avec un taux d’échec en hausse de 6% depuis les deux dernières année, ce qui signifie qu’à l’automne dernier, 78% des futurs professeurs ont échoué leur test de connaissance du français.

Le problème étant généralisé, il y a lieu de se demander ce qui a conduit à des résultats aussi peu reluisants. Ceux qui seront appelés à enseigner à nos enfants devraient maîtriser leur langue ne serait-ce que pour être bien compris des enfants.

Par exemple, les erreurs suivantes exposent clairement la gravité de la situation:

  • Éphronté (effronté)
  • Qu’esse-ce (qu’est-ce)
  • Maison entée (maison hantée)
  • Un nectare de terrain (un hectare de terrain)
  • Papier russe (papyrus)

…et ainsi de suite. Devant un tel festival de mots incompréhensibles, il faut plaindre les pauvre élèves qui doivent endurer les fautes à répétition de leurs professeurs.

Se pourrait-il que ces futurs professeurs ne lisent pas assez, voire qu’ils n’écrivent pas assez souvent? C’est par la pratique qu’on acquiert des connaissances et si un futur enseignant ne prends pas le temps de soigner sa complète maîtrise de la langue de Molière, il ne faut pas trop se surprendre des résultats qu’on obtient lors des tests de français.

Afin d’aider les futurs enseignants, il pourrait être utile de leur apprendre à bloguer. En écrivant sur une base régulière, ils pourraient entretenir leurs connaissances de la langue tout en s’amusant.

Que pensez-vous de cette inquiétante situation?

Tags: français, enseignement, québec, futurs enseignants, langue, lire, écrire, tests, règles

Claude Gélinashttps://videos.claude.ca/
Passionné des communications numériques, du développement web, de l'infographie et des avancées technologiques, au sens large.

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