Les travailleurs autonomes sont des citoyens de seconde classe

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Si vous demandez aux fonctionnaires de travailler quelques heures de plus que leurs 37,5 heures “maximales” par semaine, ils exigeront le temps-double ou triple, selon la nature de leur “travail”.

Les travailleurs autonomes, eux, savent que pour réussir, il ne faut pas compter ses heures et travailler jusqu’à ce que ça fonctionne. Si ça signifie des semaines de 80 et de 100 heures, ce n’est jamais un problème parce qu’un travailleur autonome risque gros contrairement aux fonctionnaires qui, eux, ne risquent absolument rien.

Ce sont les travailleurs autonomes qui contribuent le plus à l’enrichissement de notre pays car ils inventent les nouveaux produits et services qui, dans certains cas, sont exportés afin de ramener ici de précieuses devises étrangères. Au fil du temps, plusieurs travailleurs autonomes réussissent leurs projets et embauchent des collaborateurs puis, des employés.

Grâce à nos travailleurs autonomes locaux qui sont devenus, au fil des ans, des entrepreneurs locaux puis des chefs d’entreprises établies ici, nous avons encore des bureaux-chefs au Québec. Ce sont ces bâtisseurs qui permettent au Québec d’être respecté, de par le monde.

C’est tout un contraste avec notre fonction publique, archi-syndiquée, éternellement insatisfaite et largement allergique à l’effort (mental ou physique).

Pour un fonctionnaire qui reçoit sa paie aux deux semaines, c’est facile d’emprunter pour acheter une auto ou une maison car les banques ne valorisent que le fameux “chèque de paie” qui se veut plus “régulier” que des revenus, parfois en dents de scie, des travailleurs autonomes qui, eux, n’ont pas autant de chance lorsqu’ils se présentent dans une banque.

C’est très ingrat comme situation puisque la richesse de notre pays provient des travailleurs autonomes et des entrepreneurs alors que l’endettement publique et l’appauvrissement collectif, lui, vient des fonctionnaires qui, de concert avec des élus visiblement désintéressés, corrompus ou incompétents (ou les trois), ont ruiné notre gouvernement.

Comment se fait-il que les banques soient si clémentes envers les fonctionnaires gouvernementaux qui ne créent RIEN et APPAUVRISSENT notre société à chaque seconde qui passe? Tout simplement parce que ces fonctionnaires, qui coûtent une fortune, forcent la main aux élus qui contractent des prêts pour payer leurs conditions de travail princières — et ils empruntent ces dizaines de milliards auprès… des banques!

Ainsi, les banques déroulent le tapis rouge pour les salariés gouvernementaux qui veulent du crédit pour n’importe quelle raison parce qu’ils sont les “bébés éternellement insatisfaits” qui contribuent le plus à ruiner notre société —tout en enrichissant les prêteurs, à savoir les banques— alors que ces même banquiers cassent du sucre sur le dos des travailleurs autonomes en les considérant comme des citoyens de seconde classe et en les empêchant (via des exigences ridicules) d’avoir accès au crédit, la majorité du temps.

Et le gouvernement laisse faire cette aberrante situation.

À force de dire, publiquement, que les travailleurs autonomes et les entrepreneurs sont importants pour l’avenir du Québec (ce qui est le cas, en effet) tout en laissant les banques et plusieurs autres institutions traiter ces mêmes travailleurs autonomes en indésirables, il se créé une dichotomie irréconciliable entre “le discours officiel” et la situation “dans la vraie vie”.

Certains travailleurs autonomes réussissent mieux que les autres et n’ont pas besoin d’avoir recours aux banques pour faire des acquisitions mais la plupart, comme tous les autres citoyens, ont besoin d’emprunter pour des achats plus importants. C’est anormal que ces citoyens aient à redouter de devoir passer devant un banquier alors qu’ils contribuent de manière aussi importante à l’avancement —et à l’enrichissement— de notre société.

Il faut que les élus forcent les institutions financières à traiter tous les citoyens avec le même respect, qu’importe la provenance de leurs revenus.

Mieux encore, le Canada devrait utiliser sa Banque du Canada pour prêter à quiconque le souhaite et ainsi, briser l’oligopole des banques sur NOTRE argent.

Nous pourrions aussi en profiter pour ruiner le G7 qui est devenu le G8 puis le G20 et où le Canada n’est plus capable de se faire entendre adéquatement en plus d’être obligé de se plier au nouvel ordre mondial qui mondialise la pauvreté tout en concentrant les richesses (via les banquiers, vers des banquiers “centraux”, installés dans les paradis fiscaux).

Enfin bref, le système actuel récompense ceux qui n’amènent rien (ou très peu) à notre société et c’est complètement anormal.

Évidemment, si les travailleurs venaient tous de recevoir un gros héritage, qu’ils aient récemment gagné le gros lot du 6/49 ou qu’ils aient de riches parents ou amis pour les “endosser”, tout irait bien dans le meilleur des mondes mais c’est rarement aussi simple alors faute d’un alignement d’étoiles parfait pour tous les citoyens “autonomes”, il va falloir que les élus prennent leurs responsabilités et mettent fin aux traitements inégaux et généralement injustes dont sont vicitimes les travailleurs autonomes et les entrepreneurs qui souhaitent recourir au crédit (aux mêmes conditions que les “salariés”), au Québec.

Les banques profitent, avant tout, de la misère et du statu quo.

C’est normal que ces mêmes banques fassent autant de mal que possible aux travailleurs autonomes et aux entrepreneurs qui, eux, éliminent la misère et font bouger les choses. Ce qui est moins normal, c’est qu’on tolère, en tant que société, qu’une situation aussi préjudiciable envers les “créateurs de richesse” puisse avoir lieu, sous notre nez, à tous les jours.

Si le Québec n’avait pas de travailleurs autonomes ni d’entrepreneurs, nous ressemblerions au Nigéria ou à la Somalie avec un “king” en haut et tous les autres quidams ayant intérêt à lui lécher les bottes.

Pensez à ça la prochaine fois que vous trouverez ça “normal” que les travailleurs autonomes et les entrepreneurs aient à tolérer des conditions d’emprunt visiblement malveillantes et très spécifiquement ciblées, contre eux.

En défendant les créateurs de richesse du Québec, tout le monde y gagne… même les fonctionnaires!

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Claude Gélinashttps://videos.claude.ca/
Passionné des communications numériques, du développement web, de l'infographie et des avancées technologiques, au sens large.

1 COMMENTAIRE

  1. Ces jérémiades contre les fonctionnaires sont éculées. Les fonctionnaires ne travaillent pas nécessairement moins que cette espèce proliférante et parasitique de “consultants” parasites, dont un bon nombre passent leur vie sur les terrains de golf, piquent dans la caisse et sont spécialisés dans l’évasion fiscale.

    Je connais pas mal de “consultants” qui se font payer très cher des services (censés aider les entreprises à nous vendre toutes sortes de saloperies inutiles) : ils travaillent beaucoup moins que bon nombre de fonctionnaires (ce sont leurs esclaves qui font l’essentiel du travail mais par contre, les consultants adorent se montrer et se pavaner parmi les affairistes).

    Ceux qui se vantent d’être de grands travailleurs et qui travaillent réellement 12 ou 14 heures par jour ne le font ni par courage ni par professionnalisme, mais le plus souvent par avidité ou étroitesse d’esprit : seul le monde des affaires trouve grâce à leurs yeux. Ils ne connaissent rien d’autre.

    S’ajoute le problème des fonctionnaires qui cumulent un emploi à temps plein et un travail à la pige.

    Les avides et les workoholics ont tué le rapport au travail.

    Les cumulards volent le travail d’autres gens qui voudraient travailler et ne peuvent plus bouffer faute de travail, et ils n’en sont pas plus heureux, puisqu’ils n’arrêtent pas de pleurnicher que “les autres” sont des flemmards.

    Le système est délibérément conçu de cette façon : les suradaptés sont prèts à se tuer pour avoir le plus d’argent possible et penser le moins possible. les autres, qui ne veulent pas travailler soir et matin, et rêver la nuit du travail sont “punis”.

    Les punis manquent de travail et d’argent, les suradaptés sont abonnés au burnout. Les workoholics sont des psychorigides totalement dénués d’intérêt : morts à l’intérieur.

    Ces clichés sont parfaitement lassants.

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