C’est le 16 novembre 2013 que le premier de deux dômes a été gonflé, dans le cadre de l’établissement du futur terminal de granules de bois, propriété d’Arrimage Québec.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce projet ne laisse personne indifférent.

À deux pas du Vieux-Québec touristique et directement visible depuis à peu près tous les points d’observation touristiques des alentours, on se demande qui a bien pu permettre à Arrimage Québec et au propriétaire des lieux, le Port de Québec, d’élever une telle monstruosité.

Selon Régis Labeaume, nouvellement réélu maire de Québec, il semblerait que ces tours de 46 mètres de haut soient le fruit d’un malentendu où Arrimage Québec croyait avoir tout présenté au maire et du côté du maire, il semblerait que le projet n’a pas été montré avec une photo qui traduit correctement la taille démesurée du projet.

En fin de compte, Arrimage Québec et le Port de Québec, ont fait à leur tête. Ils ont construit une première moitié d’un duo de dômes monstrueusement gros en plus d’avoir devancé le projet de plusieurs mois.

C’est vraiment frustrant pour les résident du Vieux-Québec. Ils doivent remplir 5 ou 6 formulaires et attendre plusieurs mois avant de changer une simple fenêtre pour ne pas dénaturer le caractère patrimonial de leur demeure et là, à un jet de pierre de chez-eux, Arrimage Québec fait n’importe quoi et n’a aucun permis à demander à la Ville de Québec… ou au Port de Québec qui se rend complice du projet.

Et le Port de Québec ne se gêne pas pour rappeler qu’il n’a aucun compte à rendre à la Ville de Québec.

Au diable l’industrie touristique. Arrimage Québec fait à sa tête et impose son terminal.

Avec le scandale de la “poussière rouge” qui a probablement empoisonné les citoyens de Limoilou, du Vieux-Québec et d’une partie de Lévis pendant des décennies, on aurait pu penser qu’Arrimage Québec se serait tenu tranquille mais non, ils remettent ça avec un terminal dont les effets environnementaux ne sont pas encore clairs.

Des experts avertissent du danger d’opérer un terminal de granules aussi près des zones habitées. Il est encore question ici d’une activité industrielle lourde qui pourrait relâcher des produits toxiques, dans l’air de la région.

On a pu voir à quel point Arrimage Québec et son complice, le Port de Québec ont TOUT FAIT pour…

  1. Nier complètement le problème; puis
  2. Minimiser les impacts toxiques (en les ridiculisant); puis
  3. Multiplier les sorties arrogantes contre les citoyens qui “osaient” poser des questions; puis
  4. Envoyer des lettres menaçantes aux opposants à leurs opérations industrielles (encore récemment); et
  5. Pour finir avec des mesures minimales pour adresser un ÉNORME problème de contamination de l’air.

Avec un bilan aussi honteux, on ne doit pas s’attendre à ce qu’Arrimage Québec se transforme soudainement en “bon citoyen”… ça n’arrivera pas.

Empoisonner les citoyens?

Ça ne semble pas être un problème pour Arrimage Québec… jusqu’à ce que la population les pousse à faire quelque choses… et même là, ils ont fait le strict minimum. Une vraie honte, pour Québec.

Et la Ville de Québec ne peut apparemment rien faire parce que ça se passe sur les terrains du Port de Québec, une organisation sans réelle supervision ministérielle qui échappe à peu près complètement au contrôle de nos élus… et ce n’est pas avec une proverbiale “main molle” comme Denis Lebel qu’on va réussir à éviter des catastrophes comme ce dôme blanc qui jure, dans le paysage. Même l’urbaniste Jean Guyard parle d’un “projet qui détonne” qui est totalement “incongru” avec les efforts déployés depuis 40 ans pour mettre le fleuve en valeur.

Clairement, les Conservateurs de Stephen Harper ont déjà baissé les bras devant cet horrible silo blanc. Denis Lebel a beau occuper l’important poste de ministre des Transports et de l’Infrastructure —en charge du Port de Québec— il a tellement baissé les bras rapidement qu’il ne fait aucun doute qu’il a été muselé. Ça donne l’impression que le Port de Québec mène le ministre canadien par le bout du nez. C’est gênant à voir!

En tant que citoyen, il ne reste donc que la dénonciation.

Municipal, provincial et fédéral vont harceler les citoyens pour des pécadilles pendant qu’au Port de Québec, tout est permis. Personne n’a de comptes à rendre! C’est raide-dingue…

En tant que citoyen, on peut conclure que si Arrimage Québec et le Port de Québec font front commun pour manquer de respect envers les citoyens de Québec (et de Lévis, parce que c’est laid aussi lorsqu’on regarde, depuis la rive-sud), pourquoi les citoyens devraient-ils continuer à leur faire preuve de respect, à eux?

Depuis une décennie, on a vu le Port de Québec devenir une administration méprisante et fermée sur elle-même. Ça continue encore aujourd’hui avec une nouvelle administration aussi arrogante que la précédente.

Pour les décennies à venir, Arrimage Québec a décidé de briser le travail des urbanistes qui essayaient de rendre l’Anse-au-Foulon plus agréable à l’œil et ils vont s’en tirer, sans même une seule réprimande… juste à côté des zones touristiques les plus importantes de Québec!

Peut-être que des artistes finiront par donner un certain style à ces immenses dômes (qui pourraient dépasser le nombre de deux, au fil du temps) mais l’attitude cavalière d’Arrimage Québec et du Port de Québec, encore une fois, dans ce projet, confirme leur arrogance sans fin, contre les citoyens de la région.

Laisser un commentaire