Québec souffre en raison de la crise du crédit

Alors qu’un grand nombre de travailleurs perdent leur emploi, dans la région de Québec, la crise du crédit donne beaucoup d’ouvrage aux syndics de faillite qui, eux, tentent de “sauver les meubles”.

Les entrepreneurs sont pris à la gorge par des banquiers nerveux qui resserrent continuellement les règles d’admissibilité aux différents produits de prêt. Et ce, même si les banques ne paient l’argent qu’à 0,25%… c’est à n’y rien comprendre.

La situation économique actuelle fait exloser le nombre d’entreprises qui demandent de l’aide pour faire face à des difficultés financières très éprouvantes.

Il n’y a pas que Le Palladium et Motorisés Leblanc qui ont dû déclarer faillite récemment. Des dizaines d’entreprises connues de Québec se battent actuellement pour leur survie et d’autres sont en processus de liquidation (certains détails ne peuvent pas encore être publiés).

La fonction publique, omniprésente à Québec, ne pourra pas sauver toutes les entreprises.

Si les entreprises régionales se mettent à tomber en faillite, même les fonctionnaires vont devoir se demander qui va continuer à payer leurs luxueuses conditions de travail et leurs gros salaires. Ceci a un effet direct sur cela… même si les syndicats font comme s’ils étaient encore en 1970.

Enfin bref, ça va de plus en plus mal, à Québec.

Et les banquiers, eux, semblent plus nombreux que jamais à jouer aux vierges offensées et ce, dès qu’un entrepreneur refuse d’obtempérer à TOUTES leurs demandes qui, précisons-le, frisent souvent l’excès.

Signe des temps, 28 entreprises ont dû fermer leurs portes ente janvier et mars 2009, n’ayant d’autre choix que de se référer à un syndic pour déclarer faillite. Ça ressemble aux chiffres de 2008, pour la même période mais il y a quand même plus d’affluence (les demandes d’études de dossiers), en 2009. Souvent, les syndics réussissent à régler les problèmes d’insolvabilité des entreprises mais ce n’est pas toujours le cas.

Voici pourquoi les entrepreneurs consultent les syndics, à Québec:

  • Consolidation de dettes;
  • Restructuration financière;
  • Proposition aux créanciers; et
  • Refinancement d’entreprises avec des garanties de prêts et des programmes gouvernementaux.

Il semble que l’offre de solutions financières se soit élargi en matière d’insolvabilité mais les entrepreneurs, eux, préfèreraient sûrement éviter ces maux de tête pour se concentrer, plutôt, sur la gestion de leurs affaires courantes. Mais comme certains clients sont à sec et n’achètent plus et que les banquiers ont fermé les valves du crédit, plusieurs entrepreneurs de Québec doivent, bien malgré eux, devenir des experts-instantannés en faillites pour aider à sauver ce qu’il reste de leur entreprise.

C’est vraiment triste de voir autant d’entrepreneurs de Québec en arracher et autant de travailleurs perdre leurs bon emplois pour recommencer, ailleurs, souvent au bas de l’échelle (au salaire minimum et sans “conditions”).

On peut aussi s’attendre à ce que les déboires financiers d’Abitibi Bowater ait des ondes de choc à Québec et dans les régions. Ça va faire très mal.

Avec ces plus récents développements, le mythe voulant que Québec résiste mieux à la crise du crédit en prend pour son rhume. Souhaitons que les choses vont s’améliorer parce qu’en ce moment, ça se présente assez mal.

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Claude Gélinashttps://videos.claude.ca/
Passionné des communications numériques, du développement web, de l'infographie et des avancées technologiques, au sens large.

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