Les nouvelles se multiplient à savoir qu’il devient difficile pour les travailleurs de trouver de bons emplois à temps plein, au Canada… la situation étant pire, au Québec.

La région de Québec, elle, résiste un peu mieux à cette tendance grâce à l’imposant contingent de fonctionnaires mais comme les emplois à la fonction publique sont difficilement accessibles pour de nombreux travailleurs, en raison des pré-requis parfois exagérés et de l’embauche via des concours qui nécessitent de passer des tests qui n’ont lieu qu’à des moments précis de l’année, ça n’aide qu’un petit nombre de travailleurs déjà parés pour joindre la fonction publique où s’y déplacer (via des mutations ou autrement).

Le problème pour un nombre croissant de travailleurs, c’est que les bons emplois à temps plein se transforment en un ou deux emplois à temps partiel, moins payés et plus précaires.

Moins de temps pour faire autre chose, épuisement progressif et moins d’argent pour payer les comptes. La nouvelle réalité de l’emploi pour ces travailleurs fait peur car à moins de transformer notre économie pour la rendre plus performante, d’autres travailleurs glisseront dans cette inquiétante situation professionnelle.

Tout le monde le sait, le salaire minimum place le récipiendaire de cette somme sous le seuil de la pauvreté, même avec un emploi à temps plein! D’où la nécessité de dénicher un deuxième emploi à temps partiel pour finir à quelques 70 heures par semaine pour arriver à boucler un budget, de peine et de misère.

Le filet social au Canada offre une certaine protection pour ceux qui se font licencier d’un bel emploi à temps plein mais dans le cas des emplois plus précaires, les travailleurs n’atteignent généralement pas assez d’heures pour se qualifier à l’assurance-emploi, ce qui multiplie le risque de problèmes individuels, familiaux et sociaux à la suite de la perte d’un emploi et du revenu, aussi maigre soit-il, qui vient avec.

Alors comment se sort-on de cette fatalité professionnelle qui prend de l’ampleur?

On prend le peu qu’on a et on règle des problèmes, en échange d’une compensation suffisante pour en vivre. On devient entrepreneur, par la force des choses, parce que les emplois au salaire minimum ne mènent nulle part, à moins de vivre sans payer de loyer, dans le sous-sol de ses parents!

Par exemple, on peut prendre soin des enfants ou des personnes âgées ou encore, des personnes handicapées ou même, celles qui sont trop pressées. Aucun permis nécessaire pour occuper ces emplois et un peu comme les gens qui font des ménages à 25$ chez des clients, à leur compte, c’est payant et ça va directement dans vos poches. Assurez-vous de faire des factures si vous choisissez l’un de ces options et déclarez vos revenus mais au moins, vous recevrez bien plus que le salaire minimum.

Votre imagination n’ayant aucune limite sauf celle que vous vous imposez (consciemment ou non), faites travailler vos neurones et prenez votre vie professionnelle en main. Faites garder vos enfants par grand-maman (si c’est encore possible) et allez régler des problèmes. Les gens paient pour que leurs problèmes soient réglés alors fixer votre prix et offrez votre aide.

Ça peut fonctionner ou non, selon votre facilité à repérer des opportunités mais une chose est certaine, ce n’est pas avec la nébuleuse d’emplois au salaire minimum annoncés dans un site comme Emploi-Québec que vous avancerez assez pour vous sortir du tourbillon de comptes qui afflige tout consommateur et citoyen normal.

Loyer, bouffe, transport, vêtements pour vous et pour les enfants, surtout si vous faites partie du lot de familles monoparentales ou reconstituées, ça peut devenir impossible d’accéder à un certain confort financier si vous demeurez pris dans le piège sinistre du salaire minimum.

Il faut prendre votre destin en main. Le gouvernement ne peut pas vraiment vous aider à part une aide temporaire agréable à recevoir mais difficile à obtenir. Vous êtes capables de réussir! Il faut simplement penser un peu à l’extérieur de votre zone traditionnelle de confort, quitte à défoncer quelques portes, au passage. Faites-vous connaître auprès de ceux qui ont besoin de vous et capitalisez sur ces nouvelles relations professionnelles.

La région de Québec a encore une certaine vitalité entrepreneuriale qui peut offrir de bons emplois mais il faut chercher un peu plus fort, en cette période où la balance commerciale du Québec accuse un grave retard de plus de 13 milliards de dollars.

Ensemble, nous pouvons gagner mais individuellement aussi bien que collectivement, il faut trouver des façons de s’élever au-dessus du salaire minimum pour le bien de tous.

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